Le nouvel envol de Lyon-Saint-Exupéry

ÉCONOMIE - Les différents acteurs du projet de nouveau Terminal 1 de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry étaient conviés ce vendredi sur le site des travaux, en présence des élus locaux, pour une pose symbolique de la première pierre. Un projet à 180 millions d'euros qui doit permettre au site de prendre une autre dimension.

S'imposer comme le deuxième aéroport de France. Tel est l'objectif de Lyon Saint-Exupéry avec la construction de son futur Terminal 1, dont la première pierre a été posée ce vendredi pour une livraison prévue le 3 juin 2016. "L’aéroport de Lyon doit rentrer dans les standards des grands aéroports internationaux. Cela passe par le développement des recettes extra-aéroportuaires", affirme Philippe Bernand, le président du directoire d'Aéroports de Lyon.

La création de ce nouveau terminal coûtera au total 180 millions d’euros, le financement étant en grande partie assuré par un prêt contracté auprès de la Banque européenne d’investissement, sans subventions publiques. La réalisation des travaux a quant à elle été confiée à GFC Construction (filiale de Bouygues Construction).

15 millions de passagers annuels d’ici à 2020

Le projet prévoit la démolition du Terminal 3 pour y bâtir sur trois niveaux un nouveau site de 70 000 mètres carrés, raccordé à une partie de l'actuel Terminal 1. Et dans l’objectif de maximiser les recettes annexes, une surface de 10 000 mètres carrés sera consacrée à un espace de vie connecté aux pistes, où les voyageurs pourront faire leur shopping jusqu’au dernier moment, selon le principe "Go-to-Gate" (information exacte sur le temps dont le passager dispose avant l’affichage de sa porte d’embarquement). Enfin, histoire de combler le voyageur, un espace de détente, tourné vers les pistes, offrira une vue privilégiée sur les avions.

"Il faut viser 15 millions de passagers par an d’ici 2020 (contre 8,5 millions en 2013, ndlr). Il est donc impératif de faire évoluer les droits de trafic pour cet aéroport. Si nous voulons un aéroport international, nous avons besoin de capitaux internationaux", insiste Jean-Jack Queyranne, le président de la région Rhône-Alpes, en écho à la situation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, qui vient d’ouvrir son capital à des investisseurs chinois. L’État envisage également de privatiser en partie Saint-Exupéry.

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