Le "petit Sarko" du Pas-de-Calais n'en fait qu'à sa tête

Le "petit Sarko" du Pas-de-Calais n'en fait qu'à sa tête

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POLITIQUE – Cet étudiant en droit a été élu maire (divers droite) de la commune d'Hesdin, dans le Pas-de-Calais. Agé de 23 ans et surnommé le "petit Sarko", il est l'un des plus jeunes maires de France. Depuis ses prises de fonctions, il a été taclé pour son train de vie bling bling, ses destitutions d'adjoints et la cooptation (légale) de sa mère en gérance privée des logements locatifs de la commune.

C'est l'un des plus jeunes maires de France. A seulement 23 ans, Stéphane Sieczkowski-Samier, maire de la commune d'Hesdin, près de Berck-sur-Mer, fait parler de lui malgré son jeune âge. Cet étudiant en droit des affaires, qui souhaite devenir avocat en parallèle de sa carrière politique, s'est fait connaître avec son surnom de "petit Sarko" du Pas-de-Calais, de part son style et son admiration pour l'ancien chef de l'Etat.

Ce maire "sans étiquette" positionné à droite n’est pas encarté à Les Républicains, même s'il affirme "se retrouver" dans la figure de Nicolas Sarkozy. Petit-fils de postier à Hesdin, une petite commune de 2 000 habitants, le jeune homme a débuté sa mandature par un discours remarqué, l'année dernière, dans lequel il a cité Hitler sans le savoir.

Une nuitée à 400 euros

Autre écart répertorié, Stéphane Sieczkowski-Samier s'est offert une chambre 4 étoiles avec sa compagne pour quelque 400 euros la nuit, avant de demander une note de frais de la mairie. Sur l'avis de son équipe, l'édile a dû payer la note de sa poche. Lors du même déplacement, le jeune maire a aussi choisi, en guise de voiture de fonction, une Audi A1 Sportback, qu'il a dû également régler avec ses deniers personnels.

"Aucun euro n'est sorti de la mairie, commente-t-il à metronews. Mon assistante a réservé à la dernière minute la chambre d'hôtel, c'était l'une des dernières. Quant à la voiture, c'est un petit modèle dont le prix avait été négocié et faisait parti des plus." Son adjointe aux finances, qui avait mis au jour ces pratiques, s'est ensuite vu retirer ses délégations par un vote du conseil municipal. Une requête qui sera invalidée par la sous-préfecture, qui a jugé la délibération "irrégulière". L'élue a pu réintégrer son poste.

Sa mère aux logements locatifs

Récemment, c'est au tour de son adjoint aux sports de refuser que Stéphane Sieczkowski-Samier ne soit l'élu qui le marie avec une conseillère de la majorité. Celui-ci sera aussi destitué. Enfin, dernière couac en date : l'appel d’offres de la mise en gérance privée des logements locatifs de la commune a été attribué à... la mère de Stéphane Sieczkowski-Samier, qui siège au conseil municipal tout en gérant une agence immobilière locale.

"Tout est légal, c'était la seule candidature dans cette petite commune, souligne Stéphane Sieczkowski-Samier. Elle n'a pas le droit de percevoir les loyers, elle s'occupe juste des états des lieux et des diagnostics pour quatre logements." Erreurs de jeunesse ? Le jeune édile persiste et signe. "Toutes ces histoires ne sont qu'un résumé malheureux et hâtif. Je veux aider cette commune qui souffre à s'en sortir. Pendant ce temps, on ne parle pas des projets que j'ai mis en place et ceux prévus."

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