Le port d’armes des policiers municipaux divise à Marseille

Le port d’armes des policiers municipaux divise à Marseille

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SECURITE – Comme lors de ses vœux à la presse, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin a redit la semaine dernière qu’il était favorable au port d’armes de type létales pour les policiers municipaux. Une mesure approuvée par une majorité d’élus locaux, mais une dérive sécuritaire selon le Front de gauche.

Jean-Claude Gaudin sait que la mesure est délicate. Comme lors de ses vœux à la presse, le maire de Marseille a redit la semaine dernière qu’il était favorable au port d’armes de type létales pour les policiers municipaux . "J’ai longtemps été contre l’armement, a-t-il souligné devant les policiers de la ville. Mais le contexte, le quotidien, m’ont persuadé que vous deviez être équipés de moyens de défense persuasifs".

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Une prise de position saluée dans ses rangs mais au-delà aussi. "Etant donné que la dissuasion de l'uniforme n'existe plus depuis bien longtemps à Marseille. Il n'est selon moi plus possible de laisser des policiers se balader sans être en mesure de se défendre ni de défendre les autres", déclare dans l’ Express la sénatrice-maire PS, Samia Ghali . "Tant mieux", se réjouit de son côté le maire FN dans le 7ème secteur, Stéphane Ravier.

Une "dérive sécuritaire"

Un consensus général qui agace du côté du Front de Gauche. Vice-Président du conseil régional et élu au conseiller municipal de Marseille, Jean-Marc Coppola s’insurge contre "une dérive sécuritaire". Sur la question des armes létales, l’élu s’interroge : "aujourd’hui les policiers municipaux, demain des vigiles de sociétés privées et, au final, les citoyens ?".

Sans compter selon lui le problème de la formation des agents de la ville. "Le mode de recrutement des policiers municipaux fait qu’aujourd’hui ils ne sont pas aptes à porter une arme létale", souligne-t-il. Même si Jean-Claude Gaudin promet des formations pour "éviter les bavures", Jean-Marc Coppola n’en démord pas. "Ce n’est pas faire de l’angélisme que d’être contre les armes à feu. Mais là on est à côté de la plaque", dénonce-t-il.
 

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