Le procès de Gabriel Loison, le gourou accusé de viols, ouvre mercredi à Nantes

Le procès de Gabriel Loison, le gourou accusé de viols, ouvre mercredi à Nantes

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JUSTICE - Gabriel Loison, 73 ans, fondateur d’un mouvement sectaire, est accusé de viols et d'abus de faiblesse sur deux victimes. Sa femme comparaît pour complicité de viols. Son procès, en juillet dernier, avait été repoussé pour un complément d'enquête.

Barbe blanche, longs cheveux dégagés, l’air d’un vieux sage tendance New-age...  Le gourou Gabriel Loison, fondateur d’un mouvement sectaire, accusé de viols et d’abus de faiblesse sur une mineure et une jeune adulte, comparaît à partir de mercredi devant la cour d'assises de Nantes. Le procès devrait durer huit jours. Une première audience avait eu lieu le 1er juillet dernier, mais le procès avait aussitôt été repoussé, à la demande de l'avocat de l'ex-compagne de Gabriel Loison.

Julie Baschet, 39 ans, est elle aussi sur le banc des accusés, pour complicité de viol. Cet été, Me Olivier Morice, qui la défend, avait demandé un complément d’expertises psychiatrique prouvant qu’elle était sous l’emprise mentale du gourou. Résultat  : toutes les charges contre sa cliente ont été annulées.

Déjà accusé, toujours acquitté

Manipulation, chantage psychologique… Ces pratiques semblent au cœur des méthodes de Gabriel Loison, 73 ans, originaire de Cherré, en Maine-et-Loire. Il a fondé en 1996 "l'Université de la nature, de l'écologie et de la relation". Le mouvement, qui comptait environ 200 adeptes, proposait des stages, en France et à l’étranger, autour du développement personnel, de la recherche du bien-être… Avec au menu du tantrisme et des relations sexuelles en groupe.

Fin 2010, la famille d'une mineure, âgée de 14 ans au moment des faits, dont les parents participaient aux stages, a déposé plainte pour viol et agressions sexuelles. Une autre victime, âgée aujourd'hui de 30 ans, a elle aussi porté plainte, notamment pour viol. Gabriel Loison avait alors été incarcéré dans l’attente du procès. Par le passé, l'homme a déjà eu affaire à la justice. Il avait déjà été mis en cause en 1988 et 1989 pour homicides involontaires, après deux décès lors de ses stages ; il avait été également accusé de viol en 1984. A chaque fois, il avait bénéficié d’un non-lieu.
 

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