Le projet d'un TER rapide Lille-Lens toujours d'actualité

TRANSPORT - Le projet d'une liaison de 20 minutes d'ici 2025, entre Lille et Lens, vient d'être soumis devant la commission nationale du débat public. D'ici janvier, elle statuera sur le coup d'envoi d'une discussion concrète autour ce projet à 1,2 milliard d’euros, qui verra apparaître de nouvelles gares régionales.

Désengorger l'autoroute A1 et désenclaver le bassin. Tels sont les objectifs du projet de création d’un RER entre Lille et Lens, relancé par le conseil régional Nord Pas-de-Calais . La commission nationale du débat public vient d'être à nouveau saisie pour autoriser un débat sur le fond. Après un premier refus en mars dernier, la région s'appuie sur un changement de la loi ferroviaire pour espérer, cette fois, un avis favorable d'ici janvier sur ce projet à 1,2 milliard d’euros.

"Concrètement, le but est de relier, d'ici à 2025, Lille au bassin minier, le long de l'autoroute, en 20 minutes, avec un cadencement de douze RER par heure, indique à metronews Jacques Goolen, chef du projet au conseil régional. A cette occasion, de nouvelles gares verront le jour (à Lesquin, Seclin, Carvin, à Villeneuve d'Ascq et sous la gare Lille-Flandres, ndlr) et des jonctions relieront Arras, Douai, Cambrai, Tourcoing et Armentières."

50 000 voyageurs par jour

Selon les premières estimations, les trains circuleraient à 160 km/h et transporteraient environ 50 000 voyageurs par jour (à raison d'un train toutes les cinq minutes en heure de pointe). "A la manière du RER parisien, les travailleurs ont désormais le choix, le matin d'abandonner leur voiture", continue Jacques Goolen.

Mais si le conseil régional Nord-Pas-de-Calais a voté, en novembre 2013, cette délibération à l'unanimité, c'est surtout pour pouvoir en débattre. En effet, les écologistes se disent favorables, bien sûr, aux transports en commun, mais pointent du doigt le montant colossal du projet. Selon eux, il serait préférable de s'appuyer sur les gares et les lignes existantes et améliorer le cadencement. Quant à l'opposition de droite, pas question d'augmenter les impôts. "Après cette phase de concertation, les premiers coups de pioche pourraient débuter d'ici 5,6 ans", espère Jacques Goolen.

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