Le soulagement des salariés d’Ascométal de Fos-sur-Mer

FRANCE
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JUSTICE –Le tribunal de commerce de Nanterre a choisi l'offre de reprise française, portée par l'énarque Frank Supplisson et l'industriel Guy Dollé, pour le groupe sidérurgique Ascométal placé en redressement judiciaire. Un soulagement pour les 1900 salariés du groupe redoutant le projet de reprise d’un industriel brésilien.

Après des semaines de tension, le soulagement. Dès l’annonce jeudi matin de la décision du tribunal de commerce de Nanterre, les salariés du groupe sidérurgique Ascométal , réunis notamment devant l’usine de Fos-sur-Mer se sont réjouis du choix de l'offre de reprise française portée par l'énarque Frank Supplisson. "C’était intenable, confie Philippe Finck représentant CFTD au comité d'entreprise. On a évité le pire. On sait que demain l’usine sera encore là".

"C'est la solution qui maintient Ascométal dans son intégralité, qui ne ferme aucun site et qui reprend 97% des emplois", précise le délégué CGT Yann Amadoro. En lice pour la reprise du groupe sidérurgique, le brésilien Gerdau, porteur d’une offre financière plus importante, a donc été mis de côté par le tribunal de commerce. "Il a fait le choix de l'offre la mieux disante industriellement, socialement et financièrement", assure Franck Supplisson dans un communiqué.

Un nouveau cap pour Ascométal

"Même si Gerdau offrait plus de garanties financières, l’histoire nous a montré que cela ne nous assurait pas forcément un avenir. Le précédent investisseur, qui avait des liquidités, a laissé tomber l’entreprise", estime Philippe Finck. Rassuré pour le maintien des 1900 emplois directs sur les différents sites d’Ascométal en France, le syndicaliste veut désormais que l’entreprise retrouve un cap.

"Il faut préserver notre leadership sur les pièces automobiles pour l’Europe mais aussi se développer sur de nouveaux marchés comme l’éolien", ajoute-t-il. Une réunion entre le nouveau repreneur et la direction devrait se tenir dans les prochains jours pour fixer "une stratégie", assure Philippe Finck.
 

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