Le TER de la galère en gare de l’Estaque

Le TER de la galère en gare de l’Estaque

France
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TRANSPORTS – Après des opérations de maintenance sur les rames et les rails de la ligne Estaque-Marseille, les retards et les annulations s'accumulent. Un coup dur pour les usagers réunis mercredi matin pour manifester.

"Rendez-nous notre train quotidien". Le slogan, brandi devant la gare de l’Estaque mercredi matin, témoigne de l’exaspération des passagers réunis pour dénoncer les retards et les annulations de TER en direction de Marseille. Depuis un an et demi, la situation ne cesse d'empirer. Après des travaux de maintenance sur des rames par la SNCF, 60 trains, dont celui sur cette ligne, sont actuellement à l’arrêt. "Mais en raison d’un conflit social interne, la situation perdure", précise Jean-Yves Petit, vice-président de la région Paca délégué aux transports.

Pour des raisons de planning et de stratégie, la SNCF a supprimé celui de 8 h 43 en gare de l’Estaque. Un véritable casse-tête pour Thomas, jeune père de famille. "Pour aller à Marseille, il faut prendre le train de 8 h 33, mais le temps de déposer ses enfants à l’école à 8 h 30, on ne peut pas l’avoir", assure-t-il. Plus grave pour cette autre usagère : "Si je rate le train de 8 h 33, il faut que je prenne le suivant à 9 h 15, mais le temps de prendre le métro à Marseille, je n’arrive au travail qu’à 10 heures. Au début, mon patron était conciliant, mais, si je ne trouve pas de solution, je risque de perdre mon emploi."

Peur sur les quais

Outre la suppression de ce train, les manifestants déplorent les retards à répétition, accompagnés bien souvent d’un manque d’information. Comble de la malchance, même quand le train arrive, "il n’est parfois pas indiqué", peste Géraldine, qui a vu une rame lui passer sous le nez à plusieurs reprises. A 105 euros l’abonnement mensuel pour aller de l’Estaque à Salon-de-Provence, cette autre passagère semble résignée, d’autant qu’elle craint pour sa sécurité. "Ça m’est arrivé d’attendre deux heures un train le soir. Pour l’instant, il ne s'est rien passé mais avec les dealers et les toxicomanes qui trainent la nuit sur les quais, on n’est pas rassurés".

Un responsable technique de la gare confirme "que ça rode pas mal la nuit", même si un vigile est présent. "Mais il reste dans sa voiture et ne sort que lorsque le train arrive pour s’assurer que tout va bien". Conscient de ce désagrément, Jean-Yves Petit reporte la faute sur la ville de Marseille. En ce qui concerne les suppressions, il faut faire preuve de "patience", selon lui. "Un retour à la normal est prévu courant mars". Si tout va bien.

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