Le torchon brûle entre les écolos marseillais

Le torchon brûle entre les écolos marseillais

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CAMPAGNE - Plusieurs élus et militants EELV marseillais dénoncent la fusion avec la liste socialiste pour les prochaines municipales. Le candidat investi par les adhérents, Karim Zéribi, y est accusé d’avoir eu recours à des adhésions de complaisance à des fins personnelles.

Les accusations sont graves. Plusieurs élus et militants marseillais d’Europe Ecologie-Les Verts estiment avoir été dépouillés de leur parti. Retour sur les faits : les adhérents locaux d’EELV ont massivement voté en septembre 2013 pour la candidature de Karim Zéribi, voix bien connue des "Grandes gueules" sur RMC. Ils étaient aussi nombreux à s’exprimer récemment en faveur d’une fusion avec la liste des socialistes de Patrick Mennucci .

Dans un communiqué de presse, diffusé ce vendredi, Karim Zéribi est accusé d’avoir fait main basse sur le parti. "Il a fait une OPA hostile à des fins personnelles en multipliant les adhésions massives de complaisance !", s’exclame Sébastien Barles, conseiller municipal et candidat malheureux à l’investiture écolo. "Certaines personnes ignoraient même qu’elles étaient adhérentes mais les statuts du parti ne nous protégeaient pas contre ce genre de procédés", poursuit-il.

Une rupture déjà consommée

Dans ce communiqué sont également dénoncés "l’opacité des négociations avec le PS d’un accord au rabais, l’hégémonisme d’un clan et le sacrifice des valeurs fondamentales de l’écologie politique". Ambiance…

Karim Zéribi se dit surpris par ceux qu’il décrit comme des mauvais perdants : "Trois de ces signataires n’ont pas eu ce qu’ils voulaient lors de l’élaboration des listes communes avec le PS. Si c’est ça leur notion de la démocratie, j’en suis désolé."

Concernant les accusations d’adhésions de complaisance, "c’est un total manque de respect", déplore Karim Zéribi. "Ils découvrent que les couches populaires peuvent aussi s’intéresser à l’écologie. Au travers de toutes ces accusations, ils veulent juste contester mon leadership", analyse celui qui est également député européen et président de la régie des transports marseillais (RTM).

Une partie des écologistes déçus s’est engagée dans le mouvement "le sursaut", et devrait présenter une liste aux municipales à Marseille. Pape Diouf, l’ancien président de l’OM, est pressenti pour en prendre la tête. Sa décision serait attendue pour ce week-end.


 

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