Le tracé de la troisième ligne du métro toulousain arrêté en décembre prochain

Le tracé de la troisième ligne du métro toulousain arrêté en décembre prochain

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TRANSPORTS - Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et Jean-Michel Lattes, le président du SMTC Tisséo ont présenté mardi un bilan des études menées actuellement pour dessiner la troisième ligne de métro. Metronews fait le point sur ce que l’on sait du projet.

La troisième ligne baptisée Toulouse Aerospace Express (TAE)
C’est le nom choisi pour la troisième ligne de métro. Les études menées par les ingénieurs de la Smat (société de la mobilité de l’agglomération) et de l’AUAT (agence d’urbanisme) destinées à élaborer ce projet cher au maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, ont été présentées mardi au comité de pilotage qui devra notamment débattre du fuseau du projet, de son coût et de son calendrier.

Le tracé défini en décembre prochain
En l’état actuel, le projet sera de 20 à 25 kilomètres de long et devrait transporter 200 000 voyageurs par jour. Le tracé sera définitivement fixé en décembre. Différents scénarios sont étudiés. Une certitude, cette nouvelle ligne passera par le futur quartier de la gare TGV Toulouse Euro Sud-Ouest. On sait également qu’elle reliera l’Ouest toulousain c’est-à-dire Colomiers, la zone aéroportuaire de Blagnac et les sites d’Airbus au sud-est de l’agglomération du côté du futur campus de Montaudran Aerospace, le site Airbus Defence and Space et peut-être Labège-Innopole. C’est le point flou du projet. La balle étant dans le camp du Sicoval, qui tient au prolongement de la ligne B du métro jusqu'à Labège. Selon La Dépêche du Midi, Jean-Luc Moudenc a indiqué qu’il y avait deux solutions, arrêter la TAE à Montaudran si le Sicoval n’en veut pas ou bien faire les deux, "mais avec quel financement ?" a souligné le maire.

Le début des travaux prévu pour 2019
Les études en cours seront terminées d’ici à la fin de l’année 2015 pour laisser la place à des études préliminaires en 2016 suivies des études opérationnelles et de l'enquête publique en 2017-2019. Le début des travaux est prévu pour 2019 avec une mise en service en 2024.

Un coût estimé entre 1,5 et 1,7 milliards d’euros
Selon Jean-Luc Moudenc et Jean-Michel Lattes, la ligne passera dans une zone "moins dense" et permettra donc de construire des tranchées couvertes ou des passages aériens ce qui permettrait de réduire les coûts par rapport à des tunnels. Les ingénieurs ont toutefois chiffré à 1,5 ou 1,7 milliards le budget nécessaire à la construction de cette nouvelle ligne. Pour réunir cette somme, les deux élus ont évoqué des pistes de financements "innovants" en regardant pour la première fois du côté des aides européennes pour ce type de grands projets.

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