Le trafic de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry en légère baisse

FRANCE
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TRANSPORTS - Après cinq années de croissance, l'aéroport a enregistré une légère baisse du nombre de passagers (- 1,1 %) en 2014 par rapport à 2013. Lyon-Saint Exupéry a tout de même accueilli 8 467 093 voyageurs l'année dernière.

Un recul tout relatif ? Après cinq années de croissance, l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry a enregistré en 2014 une légère baisse de son trafic passagers (-1,1 %), tandis que l'activité fret continuait sa progression (+12 %) par rapport à 2013, a annoncé mardi Aéroports de Lyon. En 2014, l'aéroport a accueilli 8,47 millions de passagers (-1,1 %), précise sa direction dans un communiqué soulignant le "contexte économique général peu favorable".

"La dynamique de croissance des différentes compagnies opérant sur la plateforme (+4 %) parvient à contenir le fort recul du trafic du groupe Air France (-10,1 %) qui représente 33,2 % de parts de marché sur Lyon-Saint Exupéry. Avec 2,98 millions de passagers, le trafic national connait une baisse de 4 % par rapport à 2013, les liaisons sur Paris (+4,9 %) compensant le fléchissement des lignes régionales françaises (-6,1 %) impactées par la baisse de l'offre proposée par Air France sur plusieurs lignes.

Trafic international croissant

En revanche, le trafic international reste croissant à Lyon-Saint Exupéry (+0,4 %) avec 5,42 millions de passagers et 64 % du trafic total contre 63 % en 2013, note la direction de l'aéroport. Du côté des liaisons européennes, elle souligne notamment une "explosion des routes" vers le Portugal (+11,2 %), la Grèce (+16,3 %) et l'Espagne (+3,4 %) avec le développement des compagnies Vueling , easyJet , Transavia.com et Aegean , ainsi que vers l'Irlande (+6,9 %) ou la Croatie (+13,4 %).

Enfin le trafic "fret et poste avionné" a connu en 2014 une hausse de 11,9 % par rapport à 2013, porté notamment par le développement d' Emirates sur la plateforme de Lyon-Saint Exupéry (+51,2 % par rapport à 2013). L'aéroport vient d'entamer la construction d'un nouveau terminal , un chantier de 180 millions d'euros destiné à en faire dans 20 ans "la seconde porte d'entrée aéroportuaire en France" après Paris, en misant sur le développement du low cost.
 

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