L’élu marseillais Christophe Madrolle agressé dans une station-service : "Je l’ai échappé belle"

FRANCE

TEMOIGNAGE – Violemment agressé jeudi, vers 20 heures, dans une station-service du 5e arrondissement de Marseille par deux hommes, le conseiller municipal du Front démocrate, Christophe Madrolle, a été secouru par un policier en civil.

Tout d’abord, comment allez-vous ?
Ça va, rien de grave. Je suis juste blessé au genou et à la jambe, mais ça aurait pu être pire, vu la violence de l’altercation.

Justement, que s’est-il passé ?
J’étais en train de faire le plein. Ma femme était dans la voiture. Au moment où je mets ma carte bleue dans le distributeur, un type arrive et me bouscule. Au début, j’ai cru que c’était une blague d’un copain pour me surprendre, mais quand j’ai vu que le gars était casqué, j’ai compris que c’était autre chose. Tout s’est passé très vite après. Il a tenté de me faire tomber, c’est à ce moment-là que je me suis blessé. Aussitôt, il prend ma carte bleue et repart en la faisant tomber. Dans un réflexe, je lui cours après, mais le type qui était avec un complice sur une moto fait demi-tour vers moi.

C’est à ce moment-là qu'un policier vous vient en aide ?
J’esquive d’abord une première attaque. Arrive alors un policier en civil qui s’interpose entre moi et les agresseurs. On devine que le gars avec le casque est armé car il met la main sur la crosse d’un pistolet. Je n’ai pas vu si c’était un vrai. Son complice lui a dit : "plante-le" à plusieurs reprises, mais le policier a réussi à les neutraliser.

Comment ?
Il est resté très calme. Il leur a dit de laisser tomber et que lui n’était pas armé. Il a vraiment fait preuve de sang-froid. Il est jeune mais il a eu une très bonne maîtrise de la situation car les deux types sont finalement repartis.

C'est un peu votre ange gardien…
Je suis souvent le premier à critiquer l’action de la police quand ça ne va pas, mais là je dois reconnaître qu’il a été super efficace. Je le remercie encore de ce qu’il a fait car lui aussi a été choqué.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Déjà, je me dis que je l’ai échappé belle. Mais je n’aurai pas dû essayer de récupérer ma carte bleue. C’est ce qui a rendu les deux types encore plus agressifs. Mais que voulez-vous, on ne réfléchit pas dans ce genre de situation. Je retiens surtout le geste du policier, qui a su maîtriser la situation avant que ça ne dégénère.
 

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