Les assassins présumés des deux Nantais jugés en Bolivie

Les assassins présumés des deux Nantais jugés en Bolivie

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JUSTICE – Jérémie Bellanger et Fannie Blancho, un couple originaire de Nort-sur-Erdre, avaient disparu à Guayaramerín (Bolivie) en 2010, alors qu’ils passaient une année sabbatique en Amérique du Sud

Ce lundi débute à Santa-Ana-del-Yacuma (Bolivie) le procès des assassins présumés de Jérémie Bellanger et Fannie Blancho. Le couple, originaire de Nort-sur-Erdre (Loire-Atlantique), qui passait une année sabbatique en Amérique du Sud, a disparu dans la nuit du 28 au 29 août 2010 alors qu’il était parti fêter les 25 ans de Jérémie avec des habitants rencontrés sur place.

Parmi eux, Jaime Martinez, le principal accusé. Décrit comme un "psychopathe" par une psychiatre, ce Bolivien de 33 ans "avait des vues sur Fannie" le soir de la fête, d’après des témoins. Un voisin de son père a ainsi dit l’avoir vu tirer le lendemain à deux reprises sur Jérémie, dans une ferme retirée du village, puis charger les corps ensanglantés des deux Français dans une camionnette... Trois autres personnes de son entourage seront jugées à ses côtés, pour des complicités à des degrés divers.

"Retrouver les corps"

Aujourd’hui, les parents de Jérémie et Fannie veulent "connaître la vérité et retrouver les corps". A vrai dire, tous les quatre se démènent pour Bounty, le fils de Fannie, qui était resté chez leur logeuse lors de la funeste nuit. Âgé aujourd’hui de 7 ans, il vit désormais avec son père à Nort-sur-Erdre. "C’est aussi pour lui qu’on se bat : plus tard, on pourra lui dire qu’on a tout fait pour savoir ce qui s'est réellement passé", confie Cécile Blanloeil, la mère de Jérémie.

Cette aide-soignante et son compagnon ont donc mis "toutes leurs économies" dans le combat de leur vie. Aidés par l’association Solidarité Jérémie Fannie, ils ont ainsi monnayé des informateurs pour faire avancer l’enquête en Bolivie. "Cette justice fonctionne très mal, tout le monde nous le dit", soupire Patrick Bellanger, archéologue de profession. "Les policiers sont obligés d’acheter eux-mêmes leurs pistolets... Il nous est déjà arrivé de payer l’essence et la vidange de leurs véhicules."

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