Les cambriolages dans le Rhône n'ont jamais été aussi nombreux

Les cambriolages dans le Rhône n'ont jamais été aussi nombreux

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SOCIÉTÉ – La barre des 15 000 faits commis a été dépassée en 2013 dans le département. En revanche, la grande criminalité et les vols à main armée reculent.

C’est sans conteste LE gros point noir de 2013 pour les autorités. L’année dernière, le nombre de cambriolages a littéralement explosé dans le Rhône, avec 15 085 faits commis, soit 3 182 de plus qu’en 2012 (+ 26,2%). Une situation qui apparaît comme inquiétante mais qu’il convient toutefois de nuancer. "Parmi les faits recensés, un tiers ne sont que des tentatives, précise le préfet du département, Jean-François Carenco. Par ailleurs, la moitié des cambriolages concernent des garages, des cabanons, ou des caves. Cela reste très désagréable, mais c’est moins intrusif qu’une violation du domicile."

Pour lutter contre ces délits, dont un nombre important sont commis par des réseaux spécialisés originaires d’Europe de l’Est, un plan anti-cambriolages a été mis en place au dernier trimestre 2013, et une cellule est spécifiquement mobilisée sur ces questions. "C’est encore un peu tôt pour tirer des conclusions, mais sur le mois de janvier, nous constatons une baisse des cambriolages de 6 %", note pour metronews Albert Doutre, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP).

Lutte "absolue" contre la drogue

Si les vols avec violences - les téléphones portables sont particulièrement visés - connaissent également une hausse notable (+8,3 % d’augmentation en 2013), la lutte contre la grande criminalité (-8,7 %) et les trafics de drogue semblent porter leurs fruits (+36 % de faits constatés en un an). "Nous continuerons la lutte absolue contre la drogue. Car c’est le pire, ça détruit tout", tranche le préfet.

Enfin en 2013, 21,4 millions d’euros ont été saisis par les services d’enquêtes au titre des avoirs criminels (immeubles, véhicules, comptes bancaires…). C’est neuf millions de plus qu’en 2012. "C’est toujours ça qu’ils n’auront pas dans les poches, lâche Jean-François Carenco. L’objectif a été fixé à 40 millions d’euros pour 2014. L’important, c’est que ça ne rapporte pas d’argent d’être délinquant."
 

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