Les chauffeurs de VTC décident une "trêve" des blocages

France
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GROGNE - A l’issue de leur rencontre avec le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies vendredi, les chauffeurs de VTC ont décidé une "trêve" dans le cadre de leur mobilisation entamée jeudi.

Au deuxième jour de leur mobilisation, les chauffeurs de VTC ont décidé, suite à leur échange avec le secrétaire d’Etat en charge des Transports Alain Vidalies, une "trêve" des blocages pendant 24 heures, afin de permettre à la société Uber de les recevoir. 


Les chauffeurs de VTC ont mené depuis la veille des actions de blocage dans le but de dénoncer les conditions tarifaires auxquelles ils sont soumis par les plateformes de réservation dont ils dépendent et qu’ils assimilent à de l'"esclavage moderne". 

Le gouvernement demande à Uber de recevoir les syndicats

"Les membres de la délégation ont pu exprimer les difficultés rencontrées par les chauffeurs dans leurs relations avec les plateformes" de réservation des VTC, a remarqué le ministère, en mentionnant les problématiques des revenus et de la couverture sociale. Les représentants du mouvement lancé jeudi par l'Unsa-VTC, Actif-VTC et CAPA-VTC "ont également fait part de leur surprise quant aux négociations sélectives organisées par la société Uber avec une seule organisation syndicale, excluant toutes les autres", a ajouté le ministère. Ce dernier a, de ce fait, "demandé à la société Uber d'engager des discussions avec l'ensemble des organisations syndicales, conformément à la pratique des autres plateformes françaises et au bon fonctionnement des relations sociales", a-t-il ajouté.

De son côté, la filiale française d’Uber avait indiqué dans la journée refuser de discuter sous la menace. "Face à de telles violences et menaces, les conditions d'une discussion ne sont en aucun cas réunies", a ainsi affirmé la filiale française de l'entreprise américaine dans un communiqué. 

Les chauffeurs de VTC ont reçu vendredi le soutien de Manuel Valls.  Dans un message posté sur Facebook,  l'ancien Premier ministre a également critiqué l'attitude de la plateforme de VTC estimant que "l’entreprise Uber refuse le dialogue avec certains syndicats, ce qui aboutit à la tension que l'on connaît aujourd'hui. Ce n'est pas acceptable", a-t-il écrit. "Ce que les chauffeurs de VTC demandent légitimement, c’est d’être écoutés, respectés dans la relation commerciale que les lie aux plateformes de réservation. Ils veulent pouvoir discuter des commissions, souvent trop faibles, qui ne permettent pas de s’en sortir", ajoute également le candidat à la primaire de gauche. 

Blocage des aéroports parisiens

Plusieurs dizaines de chauffeurs VTC avaient de nouveau mis en place, dans la matinée de vendredi, des barrages sur les accès aux aéroports parisiens de Roissy-Charles de Gaulle et d'Orly, barrages finalement levés peu avant de se rendre au ministère. A 07h40, l'accès depuis l'autoroute à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle "était totalement saturé", en raison de la mise en place d'un "gros barrage" en amont impliquant plusieurs dizaines de véhicules venus de la Porte Maillot, à Paris. 


Le préfet délégué aux aéroports Philippe Riffault a d’ailleurs mis en cause "le comportement de certains chauffeurs de VTC obligeant des clients de VTC ou taxis à descendre du véhicule parfois brutalement, provoquant la peur des passagers". Ces comportements sont "inadmissibles et discréditent leurs auteurs", a-t-il ainsi déploré dans la matinée.

En vidéo

Manifestation : les VTC devant le siège Uber

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