Les chefs d’entreprises de Loire-Atlantique en pleine déprime

Les chefs d’entreprises de Loire-Atlantique en pleine déprime

ECONOMIE – Dans le cadre de la semaine pour la croissance et l’emploi, qui a lieu jusqu'à vendredi, les chefs d’entreprise de Loire-Atlantique témoignent de leurs conditions. Ils se mobilisent pour demander une simplification des règles aux élus locaux et au gouvernement.

Conjoncture défavorable, manque de visibilité, trop de freins, d’obstacles ou de réglementations…. En Loire-Atlantique, les chefs d’entreprise ont le blues. "Nous agissons pourtant au quotidien pour développer l’outil de travail, garder les salariés et produire de la richesse", déplorent les organismes patronaux du département (Medef, CGPME, UPA).

Ils estiment que les signaux émis par le gouvernement sont loin de répondre à leurs attentes et profitent de la Semaine pour la croissance et l’emploi, qui dure jusqu’à vendredi, pour le dire.

"Un contrat plus facile à interrompre"

Chaque patron, suivant la taille de son entreprise, est confronté à des problèmes particuliers.  Jean-Paul Chapron, de chez ASI (société de conseil), analyse : "Le manque de souplesse dans la conclusion des contrats nuit à l'embauche, mais aussi à la rupture : il est impossible de conclure un contrat de mission dans notre profession alors que cela répond à un vrai besoin !"

Pour les mêmes raisons, Fabienne Germain, co-gérante de MYG (solutions pour l’agencement), voudrait "un seul contrat de travail, le même pour tout le monde, facile à contracter et facile à interrompre".

"Harcèlement administratif"

D’autres pointent le millefeuille administratif. Olivier Guerbet, PDG du groupe René-Briand, producteur de plants maraîchers estime ainsi que les contraintes de la législation française en matière de protection des cultures contre les parasites ou maladies incitent ses clients à s’approvisionner à l’étranger. Sylvain Lejeune, gérant en hôtellerie dénonce lui un véritable "harcèlement administratif", avec des règles de sécurité drastiques.

Dans une lettre adressée aux élus locaux, les organismes patronaux demandent ainsi des "règles claires, simples et stables et des décisions susceptibles de restaurer la confiance" avec les pouvoirs publics.

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