Les collégiens azuréens sensibilisent leurs copains aux dangers des réseaux sociaux

Les collégiens azuréens sensibilisent leurs copains aux dangers des réseaux sociaux

France
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EDUCATION – Une campagne de communication sur les risques liés à l'usage d'Internet et des réseaux sociaux est lancée. Elle a été imaginée par des ados membres du Conseil général des jeunes.

"Je ne publie pas de photos compromettantes", "j’ignore les inconnus", "je sécurise mon compte". Des conseils de bon sens, mais qui ne vont pas forcément de soi lorsqu’on a 13 ans. Pour cette raison, les élus de la commission "Santé, solidarité et éducation" du Conseil général des jeunes , aidés de professionnels, ont lancé une campagne de communication avec des affichettes, des dépliants mais aussi un clip pédagogique et des spots qui seront diffusés sur les radios locales

"C’est une campagne faite par les jeunes et pour les jeunes", souligne Lorenzo Marreros, le président de la commission. Le but est de sensibiliser les collégiens et les lycéens de tout le département, de faire évoluer leurs comportements sur la problématique de la protection de la vie privée sur Internet. Un élève sur dix scolarisé en collège ou lycée dit avoir été victime de harcèlement sur Facebook, et pas moins de 40% des 11-17 ans accusent des malveillances sur Internet et les réseaux sociaux.

"C’est l’histoire d’un pompier qui…"

Pour illustrer les enjeux de la campagne, Eric Ciotti cite l’exemple d’un sapeur-pompier qui, après la diffusion sur Internet d’une "photo privée", a perdu son emploi. "Il faut savoir que, derrière l’écran, il y a des dangers, même si on n’en a pas forcément conscience, insiste le président du Conseil général. Il faut connaître les menaces et les risques pour mieux les braver. Vivre la révolution numérique, c’est aussi changer nos modes de vie et de comportement".

"Depuis le lancement de la campagne, je publie moins de choses et je suis plus vigilant", reconnaît Rudy Attuel, un des jeunes membres de la commission. Et parce que la prévention passe aussi par les parents, un café a été ouvert à la Maison des parents de Nice, pour répondre à leurs inquiétudes. "La prochaine étape ce sera les tablettes numériques, si mon établissement en bénéficie..." glisse Bernard Emmanuel Faivre, le proviseur du collège Stanislas.

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