Les communautés LGBT de Marseille enterrent la hache de guerre

Les communautés LGBT de Marseille enterrent la hache de guerre

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SOCIAL – Après le fiasco de l’Europride l’été dernier et les dissensions en interne, les communautés LGBT de Marseille veulent faire table rase du passé et repartir du bon pied. Pour la première fois depuis 3 ans, une marche des fiertés sous une même bannière est même prévue le 5 juillet prochain.

La communauté LGBT de Marseille enfin pacifiée ? Après le fiasco de l’Europride, les lesbiennes, gays, bi et trans de Marseille veulent faire table rase du passé pour repartir du bon pied. En deux ans, l'ensemble du tissu associatif n’aura pourtant pas manqué de se tirer dans les pattes. Été 2012, la marche des fiertés se fait en ordre dispersé. Pire l’année suivante. La grande fête de l’Europride tourne au vinaigre. Dissensions en interne, communication atone, public absent, artistes mécontents, Marseille devient la risée de la communauté LGBT.

L’organisatrice de l’événement, Suzanne Ketchian, cristallise alors sur son nom tous les problèmes. "Elle a eu une volonté de tout s’accaparer, commente Christian De Leusse, organisateur du salon de l'homosocialité à Marseille. Le problème, c’est qu’elle s’est retrouvée toute seule à tout gérer avec un budget important. Elle a été complètement dépassée". "Tout le milieu associatif s’est retrouvé divisé", ajoute à ses côtés Philippe Murcia, président du collectif Idem. "Mais maintenant, c’est du passé, assure-t-il, on va de l’avant".

Une marche sous une même bannière le 5 juillet

Au mois de septembre dernier, un comité de pilotage s’est mis en place pour tenter de fédérer les 29 associations. L’enjeu : redonner vie à la communauté LGBT. Petit à petit, le travail de concertation aboutit. "Une marche des fiertés, sous une même bannière, aura lieu le 5 juillet prochain", se félicite Philippe Murcia. A l’approche des municipales, les communautés comptent maintenant faire pression sur les candidats pour améliorer l’image des LGBT.

"Il y a toujours à Marseille un sentiment d’invisibilité. La ville ne s’engage pas dans une politique en notre faveur," commente le président du collectif Idem. Au total, 12 propositions, issues de la réflexion des différentes associations, seront ainsi adressées aux différents candidats pour les sensibiliser à la représentation de la communauté. Et il y a du travail. Selon un récent sondage du magazine Têtu , Marseille se classe à la 21e place sur 23 du classement des villes gay-friendly de France.
 

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