Les compagnies low cost font décoller Nantes-Atlantique

FRANCE
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TRANSPORT - L’aéroport de Nantes-Atlantique accueille aujourd’hui neuf compagnies low-cost, qui constituent un vrai levier de croissance pour l'infrastructure.

Hop ! a le sourire. La compagnie aérienne low-cost d’Air France a présenté ses résultats de l’année 2013. Et ils sont bons : d’avril à décembre, le trafic à destination et en provenance de Nantes a progressé de plus de 3 % sur les vols domestiques par rapport à 2012. Le remplissage des vols est de 68 %, s’améliorant de plus de 3 points. dix ans, l'offre low cost s'est densifiée au départ de Nantes-Atlantique . Ryanair a ouvert la marche. Puis neuf autres compagnies se sont installées (easyJet, Flybe, Jetairfly, Transavia, SunExpress, Vueling, Volotea et Hop !).

La croissance la plus forte de France

Leur modèle économique est bien connu : billets achetés sur le web, restriction sur les bagages, liaisons sans correspondance, forte utilisation de la flotte pour réduire les coûts et… petits prix, avec des produits d’appels très attractifs, comme des liaisons Nantes-Bastia à 49 euros, Nantes-Naples à 29, 99 euros, ou encore Nantes-Berlin à 45 euros. Au total, 53 destinations sont proposées aux voyageurs pour la saison printemps-été 2014, en France et en Europe. Parmi les nouveautés : Malte, Santorin, Izmir, Naples, Bastia, Calvi, Figari, Rome, Lisbonne…Et le succès est au rendez-vous.

En quelques années, ces compagnies à bas prix sont ainsi devenues un levier majeur pour la croissance du trafic de l’aéroport de Nantes-Atlantique. 5 000 passagers utilisaient le low cost en 2005, ils sont aujourd’hui 1 516 000, soit 38, 6 % du trafic total. Cette part de plus en plus importante a permis à l’aéroport d’avoir en 2013 "la plus forte croissance des aéroports français", se plaçant devant Bordeaux, et Toulouse, avec une hausse de 8,24 % par rapport à 2012, loin devant la moyenne du trafic en France (+2, 43 %).

Un bon point pour Notre-Dame-des-Landes ?

Ce "trafic en croissance constante", qui entraînerait une "saturation" de l'infrastructure, figurent parmi les arguments du concessionnaire Vinci en faveur du projet de Notre-Dame-des-Landes. Le dossier est cependant au point mort, en attendant l’étude des recours en justice contre les travaux déposés par les opposants.

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