Les éboueurs de Marseille entament leur révolution

FRANCE
ENVIRONNEMENT – Dans le cadre du nouveau contrat local de propreté, le travail des éboueurs est profondément remanié à partir de cette semaine. Le fini-parti est bien parti pour être fini.

Les années passent et les plans de lutte pour la propreté se succèdent à Marseille. À compter de cette semaine, un nouveau système d’organisation du ramassage doit en principe modifier en profondeur le travail des éboueurs. Cible de tous les maux, le fini-parti des ramasseurs d’ordures est a priori terminé. De cinq heures et demie de travail quotidien, en raison de la difficulté du travail, la journée passe à sept heures et demie.

Autre nouveauté prévue par le contrat local de propreté voté par la communauté urbaine, des agents d’encadrement inspecteront le travail des rippers après leur tournée pour vérifier si toutes les poubelles ont bien été ramassées. Une sorte de flicage qui n'est pas du goût des agents, qui s’étaient mis en grève au début de l’été

Un effort des habitants

Tension ou pas, les élus martèlent de leur côté un discours de fermeté. "Il faut résoudre ce problème endémique dont souffre la ville", souligne le président (UMP) de Marseille Provence Métropole, Guy Teissier, prenant l’exemple d’autres pays. "Dans le sud de l’Italie, des villes y sont arrivées. On y arrivera", ajoute-t-il.

Outre les éboueurs, les élus veulent aussi sensibiliser les commerçants à la propreté. Un label sera distribué à ceux qui trient bien leurs poubelles. Reste à sensibiliser les habitants à la saleté de certaines rues. "Ce n’est pas Marseille qui est sale, mais certains Marseillais. Eux aussi doivent faire des efforts", prévient Jean-Luc Blanc, vice-président de la chambre de commerce.
 

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