Les échos de campagne de Nice : des candidats géolocalisés, des militants badgés

Les échos de campagne de Nice : des candidats géolocalisés, des militants badgés

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MUNICIPALES – Patrick Allemand qui géolocalise ses colisitiers, Christian Estrosi qui récompense ses militants avec des badges virtuels, Jacques Peyrat qui dénonce la multiplication des vœux et inaugurations, Olivier Bettati qui reprend la permanence de Jacques Médecin, Marie-Christine Arnautu qui veut transférer la mairie au Ray : metronews fait le point sur la campagne des municipales à Nice.

Patrick Allemand géolocalise ses colistiers. L’initiative est pour le moins originale : le socialiste, tête de liste "Un autre avenir pour Nice", revendique des candidats issus de tous les quartiers de Nice et le prouve en diffusant un tract où une carte de la ville indique leurs lieux de vie. "Il ne manque guère que le col de Villefranche, Rimiez et Gairaut, reconnaît Patrick Allemand, mais il reste encore des places au comité de soutien !"

Christian Estrosi distribue des badges virtuels. Inspiré par les "achievements" bien connus des gameurs ou des titres de "Mayor" que s’arrachent les afficionados du réseau social Foursquare , le candidat maire délivre des "badges virtuels récompensant les e-Militants pour leurs actions". Vingt-sept badges sont à débloquer sur son site web, notamment celui de la "1ère commande de tract" en ligne ou de "l’équipier footing" pour celui qui court avec Christian Estrosi le samedi matin.

Jacques Peyrat en appelle à la commission des comptes de campagne. "Pas un jour sans que M. Estrosi ne présente ses vœux à des publics différents" observe l’ancien maire de Nice, candidat à sa succession. Pour Jacques Peyrat, il s’agit d’un moyen "de faire indirectement sa campagne électorale aux frais du contribuable". L’avocat annonce qu’il va saisir la Commission nationale des comptes de campagne de ces faits, mais aussi de la multiplication des inaugurations qui visent, selon lui, à "monopoliser l’espace médiatique" et constitue une "rupture d’égalité abyssale" avec ses adversaires.

Olivier Bettati, un "bébé Médecin" dans les murs de "Jacquou". Le candidat ex-UMP à la mairie de Nice a inauguré samedi dernier sa permanence de campagne, 4 boulevard Victor Hugo. Une adresse qui était déjà celle de la permanence de Jacques Médecin, maire de Nice de 1966 à 1990, décédé en 1998 pendant son exil en Uruguay. Un heureux hasard selon Olivier Bettati…

La mairie de Nice transférée au Ray ? C’est ce que propose la candidate du Rassemblement Bleu Marine. Marie-Christine Arnautu promet de rassembler 2000 à 2500 agents municipaux et métropolitains dans une grande "cité administrative" à construire à la place du stade. Une salle associative et des espaces verts occuperaient le reste de l’espace disponible. La concertation publique, lancée par l’actuelle municipalité, se poursuit jusqu’au 17 février.

Alain Roullier retrouvé mort à son domicile dimanche. Autoproclamé "nationaliste nissart", ce Niçois de 67 ans avait fondé de la Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises (LRLN). En 2001, il avait obtenu 1,64% des suffrages aux municipales. En 2008 il s’était rallié à la candidature de Jacques Peyrat. La même année, il avait récolté 5,68% des suffrages dans le 1er canton de Nice. Il s'agirait d'une mort naturelle.

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