Les hôteliers de Marseille n’échappent pas à la concurrence d’Airbnb

Les hôteliers de Marseille n’échappent pas à la concurrence d’Airbnb

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TOURISME – Au terme d’une saison touristique "exceptionnelle", les professionnels du secteur de l’hôtellerie s’inquiètent de la montée en puissance des locations saisonnières entre particuliers comme Airbnb.

Les étés se suivent et se ressemblent en Paca. Cette année encore, l’activité touristique dans la région a connu des records de fréquentation, qualifiée même d’"exceptionnelle" selon les professionnels du secteur. Les chiffres le confirment. Avec 111 millions de nuitées enregistrées, soit une hausse de 4,5 % par rapport à 2014, la région a engrangé "300 millions d’euros de recettes supplémentaires" pour un total de 6,6 milliards d’euros.

Du côté de la clientèle, les Français (Île-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Rhône-Alpes) restent majoritaires, mais les touristes étrangers ne sont pas en reste. Pour preuve, ils étaient près de 6 millions cet été dans la région. À titre de comparaison, c’est autant que pour l’Australie, la Suède, le Brésil ou la Tunisie.

Une croissance à deux chiffres pour Airbnb

Dans ce concert de bons chiffres, les professionnels ont donc le sourire. 78 % d’entre eux se disent mêmes satisfaits de leur saison selon une enquête du Comité Régionale du Tourisme . Tous ? Ce n’est pas si sûr à en croire le CRT. Même si l’hôtellerie a connu cet été une croissance comprise entre 2 et 7 %, cette profession doit désormais faire face à la concurrence féroce des locations entre particuliers comme Airbnb .

En un an, les demandes pour ce type d’hébergements bon marché ont augmenté de 10 à 30 % dans la région. Un coup d’œil sur les offres du site pour Marseille et on comprend mieux l’ampleur du phénomène. De l’Estaque au Vieux-Port en passant par la Canebière, la plateforme de mise en relation entre particuliers ne compte pas moins de 4000 offres. Au regard de la faible offre hôtelière dans la seconde ville de France (120 établissements), le phénomène inquiète.

"Il faut une action commune"

Ce "fait marquant" fait concurrence aux hôteliers assure le président du CRT Bruno James parlant même d’une "inégalité" et d’un manque d’équité fiscale "insupportable". À Paris, une taxe de séjour sera désormais prélevée sur chaque transaction. À Marseille et dans les autres villes concernées dans la région, "les négociations sont en cours" indique Danièle Milon, présidente de Bouches-du-Rhône Tourisme. "Il faut une action commune, poursuit-elle pour qu’on retourne dans le droit chemin".

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