Les intermittents donnent de la voix place des Terreaux

Les intermittents donnent de la voix place des Terreaux

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GROGNE - Les intermittents du spectacle se sont mobilisés ce vendredi 25 avril face au nouvel accord Unedic signé le 22 mars dernier. Ils dénoncent notamment le "délai de carence" retardant le versement des allocations chômage.

"Tous précaires, tous en colère". La grogne des intermittents du spectacle résonne Place des Terreaux. Comédiens, musiciens ou techniciens : Le Monde du spectacle voit rouge depuis plusieurs semaines. En cause : le nouvel accord Unedic signé le 22 mars dernier par le patronat et trois syndicats (CFDT, FO et CFTC). Au cœur des revendications : le délai prévu entre les heures de travail déclarées et l'indemnisation chômeurs.

"On a retouché un peu la formule de calcul du différé d'indemnisation des intermittents" pour "diminuer le nombre de jours de décalage, en particulier pour les plus basses rémunérations", a indiqué ce jeudi à l'AFP, Véronique Descacq, numéro deux de la CFDT. Durant cette période de différé, les intermittents devront attendre pour toucher leurs allocations.. "Avec ce délai, on peut par exemple se retrouver un ou deux mois sans ressource. Ce sont les salariés déjà précaires qui vont trinquer", résume Floriane Durin, comédienne et membre du collectif 69 Unitaire.

Ils dénoncent un système écrasant les plus précaires

Autres revendications, le collectif réclame la mise en place d'un mode de calcul des heures travaillées soit semblable pour les techniciens et les artistes. Depuis 2003, les intermittents du spectacle doivent cumuler 507 heures de travail sur dix mois pour être indemnisés. "Nous demandons que ces 507 heures soient comptabilisées sur douze mois à date fixe. Et par sur une période flottante liée au différé", explique Christophe Jaillet, comédien marionnettiste et représentant du Syndicat Français des artistes-interprètes (SFA)-CGT.

A l'heure où la ministre de la Culture Aurélie Filippeti est attendue de pieds fermes au Printemps de Bourges, les artistes lyonnais vont symboliquement décapiter "la culture". Avant la signature du nouvel accord le 9 mai prochain par le ministre du Travail François Rebsamen, les intermittents du spectacle prévoient de manifester à nouveau le 1er pour la Fête du travail.

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