Les lyonnais, champions du budget

FRANCE

EPARGNE - Selon une étude lancée en février 2014 par l'Institut BVA et la société de crédit à la consommation Cetelem, les rhônalpins seraient plus vigilants sur leurs dépenses que le reste des Français.

"Qui n'épargne pas, n'est pas Lyonnais". Cela pourrait être la nouvelle devise dans la Capitale des Gaules. Selon une enquête menée par l'Institut BVA et la société Cetelem présentée ce jeudi, les habitants de la région Rhône-Alpes seraient des pros en matière de gestion du budget. Neuf rhônalpins sur dix (88%) consultent leurs comptes tous les jours ou régulièrement, soit quatre points de plus que la moyenne des Français. Le logement, l'alimentation et les transports arrivent en tête de leurs dépenses.

Organisés et rigoureux, les lyonnais font aussi preuve de prudence: 48% d'entre eux anticipent les études de leurs enfants grâce à un compte épargne alimenté régulièrement, contre 41% au niveau national. Mais attention, les jeunes lyonnais doivent apprendre la valeur de l'argent. Et pour cela on peut compter sur les parents rhônalpins qui donnent moins d'argent de poche que leurs voisins : 22 euros par mois, contre 34 euros dans le reste de l'Hexagone. Comme tous les Français, les lyonnais font des sacrifices en temps de crise : près de huit rhônalpins sur dix ont été contraint à réduire certaines dépenses. C'est trois points de plus que la moyenne nationale.

Le pessimisme et l'épargne : la french touch ?

Quand le portefeuille est malade, ce sont les dépenses liées aux travaux, l'équipement  des logements et la santé qui trinquent. Près d'un Français sur trois affirment avoir déjà renoncé à certains soins pour des raisons financières, selon le baromètre réalisé par l'Institut CSA pour Europ Assistance en octobre 2013. Mais pour les lyonnais, pas question de faire une croix sur tous les frais médicaux  : 66% refusent de renoncer à leur complémentaire santé contre 61% en moyenne nationale. Les rhônalpins sont aussi plus nombreux à se tourner vers les "remèdes de grands-mères" pour se soigner (62% contre 52% dans le reste de l'Hexagone).

Pour ne pas être dans le rouge, les tricolores joue la carte de la sagesse: "les français sont extrêmement prudents et sceptiques sur l'avenir de leurs enfants. C'est ce pessimisme qui les pousse à épargner plus que dans d'autres pays comme l'Italie, l'Espagne où il y a un regain d'optimisme sur l'économie", explique Flavien Neuvy, économiste et directeur de l'observatoire chez Cetelem. Voir la vie en rose, n'est donc pas bon pour les finances !

Enquête réalisée par l'Institut BVA par internet du 24 février au 2 mars 2014. Sur un échantillon de 5111 personnes (dont 505 habitants de la région Rhône-Alpes) représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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