Les nouvelles règles de navigation sur la Garonne font des vagues

FRANCE
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TOURISME – Dès lundi 1er septembre, les règles de navigation vont s'assouplir pour les embarcations légères, du type canoë. De leur côté, des bateliers toulousains regrettent de n'avoir toujours pas le droit de naviguer au-delà d'un mètre de hauteur d'eau.

Les nouvelles règles de navigation sur la Garonne passent mal chez certains professionnels de la batellerie toulousaine. Entrant en vigueur ce lundi, elles fixent notamment de nouvelles cotes PHEN (plus hautes eaux navigables), la hauteur d'eau à laquelle la navigation est interdite sur le fleuve.
Si les embarcations légères, telles que canoës, kayak, bateaux électriques ou pédalos pourront désormais voguer jusqu’à 1,40 m de hauteur d’eau, pour les bateaux à passagers, comme les péniches et les embarcations de croisières, la cote reste fixée à un mètre. Comme le prévoyait déjà le règlement de 1996.

" Une saison déjà compliquée"

Pour Pierre Cardinale, porte-parole du Réseau fluvial toulousain, ce statut quo "impacte directement" l'activité des bateaux transportant du public "pourtant populaire et familiale". Il plaide pour un assouplissement de cette cote à 1 mètre estimant qu'elle fait perdre en moyenne 193 jours de navigation par an. "A 1,20 m, nous perdrions seulement 30 jours de navigation par an. Et notre activité serait viable" glisse Richard Munos, gérant de Toulouse croisières pour qui cette réglementation n'arrange pas "une saison déjà compliquée à cause de la mauvaise météo. Nous avons perdu 25 % de notre fréquentation et de notre chiffre d'affaire depuis le début de l'année". Autre point de friction, la disparition du port de repli de la Prairie des Filtres, zone désormais dévolue aux pratiques sportives et de loisirs.

Un nouveau port sur la Garonne ?

Aujourd'hui, les bateliers proposent de construire un nouveau port sur le lit de la Garonne, entre la Poudrière et le Bazacle. "En cas de crue, cela ne nous obligerait plus à passer par l'écluse Saint-Pierre pour rejoindre un port de repli et nous plier à cette cote de 1 mètre. Avec 50 000 euros il est possible de réaliser un aménagement sécurisé" plaide Christian Delmas, patron des péniches Baladines qui estime que cette solution est entre les mains de la municipalité. Contactée, Marie-Hélène Mayeux-Bouchard, l’adjointe en charge des fleuves et canaux, ne s'est, pour l'heure, pas exprimée sur cette nouvelle réglementation.
 

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