Les parents de Brice Taton renoncent à demander des dommages et intérêts à la Serbie

Les parents de Brice Taton renoncent à demander des dommages et intérêts à la Serbie

DirectLCI
JUSTICE – Les parents ont abandonné leur procédure en Serbie à cause de sa longueur. Brice Taton, un supporter du TFC, était décédé en 2009 après avoir été passé à tabac par un groupe de supporters violents en marge d’un match de football en Serbie.

Devant la lenteur de la procédure, les parents de Brice Taton ont renoncé à demander les 300 000 euros de dommages et intérêt à l'État serbe pour le décès de leur fils, tué en marge d’un match de football en Serbie en 2009.

Selon l’avocat serbe de la famille, Maître Slobodan Ruzic, "il existe un fonds en France qui dédommage les familles en cas de décès d'un de leurs proches à l'étranger. La procédure en Serbie s'est éternisée au point où la famille risquait de perdre également le dédommagement proposé par ce fonds français et a, en conséquence, dû renoncer à poursuivre l'État serbe".

Des peines de prison réduites pour ses agresseurs

Brice Taton, qui aurait eu 33 ans le 1er mai, était supporter du Toulouse football club. Il est mort après avoir été sauvagement battu le 17 septembre 2009 à Belgrade, où il était venu assister à un match de l'équipe de Toulouse contre le Partizan Belgrade en Ligue Europa. Le drame avait suscité une émotion considérable en France, mais aussi en Serbie, attirant de nouveau l'attention sur la violence des supporteurs serbes, dont s'était inquiété le président de Serbie à l'époque Boris Tadic.

Fin janvier 2012, la cour d’appel de Belgrade a considérablement réduit les peines de prison prononcées contre quatorze personnes, dont Djordje Prelic, arrêté après deux ans de cavale, condamnées pour la mort de Brice Taton. Les peines de première instance en janvier 2011, qui allaient de quatre à 35 ans de prison, avaient été ramenées en appel de quatre à quinze ans de prison.
 

Plus d'articles