Les parents d’élèves ne veulent plus des classes en préfabriqués

Les parents d’élèves ne veulent plus des classes en préfabriqués

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EDUCATION – Un collectif de parents se mobilise ce samedi pour demander au nouveau maire d'envisager la construction de nouvelles écoles au Nord de Toulouse. Et répondre à l'explosion démographique dans les quartiers de Lalande et Borderouge.

Ils sont lassés de voir leurs enfants suivre les cours dans des préfabriqués. Les parents de onze écoles des quartiers Nord de Toulouse, dont Lalande et Borderouge, veulent se faire entendre de la nouvelle équipe municipale. Groupés en plusieurs associations, ils investiront samedi le Carré de La Maourine près du métro Borderouge pour "demander au nouveau maire d'anticiper l'explosion démographique dans les quartiers Nord", explique Brigitte Morhain, de l'association lalandaise des parents d'élèves (ALAPE).

Des préfabriqués à l'extérieur de l'école

Dans les quartiers de Borderouge ou Lalande en très forte urbanisation , ce n’est pas tant les classes surchargées qui posent problème, puisque beaucoup font partie d’une zone d’éducation prioritaire (ZEP), mais plutôt la multiplication des préfabriqués dans laquelle sont assurées les classes récemment ouvertes.

Selon Brigitte Morhain, "dans l'école maternelle Jean Monet, on est passé de 6 à 9 classes depuis les années 2000. Entre temps, on a obtenu son agrandissement, mais depuis, elle est à nouveau saturée, deux classes se font donc en algéco". Même scénario à l'école élémentaire de Lalande, "on est passé de 11 à 15 classes, le préau a été fermé pour être transformé en salle de cours. Mais le centre de loisirs associé à l'école (CLAE) ainsi que deux classes se retrouvent aujourd'hui dans des préfabriqués dans la cour ou à l'extérieur de l'école".

Le projet de nouvelle école maintenu ?

Pour remédier au problème, les parents attendent beaucoup de la construction d'un nouvel établissement qui pourrait voir le jour impasse Alphand, près du boulevard de Fronton. Et ainsi absorber les sureffectifs des écoles de Lalande, Jean Monet et Olympe de Gouges.

La municipalité sortante a en effet acquis un terrain qui devrait être viabilisé en avril en vue d'y installer un nouvel établissement provisoire en attendant une école en dur. "Même si cela ne suffira pas, on a beaucoup bataillé pour obtenir cela, explique la mère de famille. On espère que Jean-Luc Moudenc poursuivra ce projet. Nous lui avons écrit avant les élections, il nous a répondu qu'il lancerait une concertation. On l'espère car la situation n'est pas tenable pour les élèves et pour les enseignants" conclut Brigitte Morhain.

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