Les policiers retrouvent des restes humains dans le frigo de leur cantine

FRANCE
FAIT DIVERS – En début de semaine, les policiers de Rezé ont trouvé dans leur réfrigérateur des prélèvements humains, restes d’une femme retrouvée noyée dans la Loire. Une erreur d’aiguillage.

La découverte leur a certainement coupé l’appétit. En début de semaine, les policiers de Rezé s’attablent dans leur salle de repos, le temps d’une petite pause. Ils veulent prendre un encas, et ouvrent le frigo. Là, il y a des yaourts, des salades, des desserts… destinés aux pauses déjeuners. Un sac en papier kraft attire l’œil des gourmands. Ils ouvrent… et tombent sur des restes d’organes humains, placés dans des pots en plastiques et sous scellés.

Les fragments sont en fait ceux d’une femme retrouvée noyée dans la Loire jeudi dernier, rapporte Ouest-France et Presse-Océan . Des morceaux avaient été prélevés par un médecin légiste pour faire l’objet d’analyses complémentaires, et étaient destinés à un laboratoire d’analyses.

Pas de risque de contamination

Mais que faisaient-ils alors au milieu du réfrigérateur de la cantine ? Une erreur de procédure. Les restes auraient en effet dû être placés dans la chambre froide du service local de police technique (SLPT), au commissariat central de Nantes, avant d'être envoyés au laboratoire. Mais le policier en charge du sac a estimé plus pratique de les mettre au réfrigérateur, sur place. "C’est une histoire regrettable et un manque de discernement", indique dans Ouest-France le directeur de la sécurité publique Jean-Christophe Bertrand.

Dans les couloirs du commissariat, la nouvelle a tout de même fait son petit effet. Certains fonctionnaires pointent un dysfonctionnement des services ; d’autres minimisent : les pots étaient fermés, il n’y a donc aucune contagion possible

Dans tous les cas, le policier à l’origine de l’incident n’aura aucune sanction pour cet acte qui "n’a rien de gravissime" : "Ce qu’il a fait n’est pas malin mais ce n’est pas dangereux", précise Jean-Christophe Bertrand. "Les prélèvements étaient enfermés dans des bocaux hermétiques. Il n’y avait aucun risque de contamination." Les desserts et les yaourts vont pouvoir être mangés… C’est déjà ça !
 

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