Les premières "éoliennes citoyennes" sortent de terre

Les premières "éoliennes citoyennes" sortent de terre

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ENVIRONNEMENT – Un champ de quatre éoliennes, confié non pas à un industriel mais à des particuliers, va voir le jour en Loire-Atlantique. Une démarche "inédite en France", selon les porteurs du projet.

C’est une démarche "inédite en France", selon la mairie : un parc éolien "citoyen" va voir le jour d’ici la fin de l’année entre Guenrouët et Séverac , au nord-ouest de la Loire-Atlantique. Il s’inscrira dans la foulée de celui de Béganne (Morbihan), à 30 km de là, qui va lui voir arriver ses éoliennes d’ici la fin du mois.

L’originalité ? L’exploitation des quatre éoliennes – capables d’alimenter en électricité 8.000 foyers, hors chauffage et eau chaude sanitaire – sera entièrement confiée à des particuliers et des collectivités locales. "Dans les autres projets, ce sont des industriels privés qui s’en chargent", explique Lisa Croyère, animatrice du réseau "Energies citoyennes en Pays de la Loire". "Dans un projet citoyen, les bénéfices sont réinjectés dans les services et commerces de proximité. L’idée n’est pas de venir à coups de millions d’euros, mais à coups de milliers de personnes."

Un placement qui rapporte 4 % par an

A Guenrouët, un millier de petits actionnaires et collectivités locales sont ainsi attendus au capital de la société Isac-Watts, comme cela a été le cas à Béganne – où 12 millions d’euros ont été investis. La société d’investissement du conseil général de Loire-Atlantique, la Sela , est déjà partie prenante. Tous sont assurés d’avoir un bon retour sur investissement, souligne Lisa Croyère : EDF est obligée par la loi de racheter les énergies renouvelables à un prix réglementé. Le profil des investisseurs s’en ressent, d’ailleurs. "Tous le font pour la cause : ils trouvent le projet intéressant, et veulent prendre part à la transition énergétique", observe Lisa Croyère. "Mais certains se rendent aussi compte que c’est un investissement rémunérateur : le retour est de 4 % en moyenne par an à Béganne, à comparer avec les 1,75 % d’un livret A."

Ce sera ensuite à ces mêmes investisseurs de déterminer l’affectation des bénéfices engendrés par les futures éoliennes de Guenrouët et Séverac. A Béganne, ils vont servir à financer un emploi à mi-temps pour mettre en place des actions de "maîtrise de l’énergie" dans la région. "L’idée n’est pas de produire à tout prix de l’énergie, mais de mieux la consommer", expliquent les porteurs du projet.

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