Les salariés de la Seita vont vendre chèrement leur peau

Les salariés de la Seita vont vendre chèrement leur peau

SOCIAL – Environ 250 salariés de la Seita, à Carquefou, vont manifester ce lundi à Paris. Objectif : obtenir des indemnités de licenciement "à la hauteur des bénéfices" du fabricant de cigarettes.

Ils entendent "montrer leur mécontentement", mais "sans violence". Environ 250 des 327 salariés de la Seita à Carquefou - fermée depuis mardi en raison des "exactions" commises à l'intérieur - vont de nouveau manifester à Paris ce lundi, pour obtenir des indemnités de licenciement "à la hauteur des bénéfices" de leur entreprise. Ils ne sont en effet pas satisfaits des conditions de départ qui leur sont proposées par le fabricant de cigarettes, qui a prévu de fermer leur usine en janvier pour "sauvegarder la compétitivité" du groupe britannique Imperial Tobacco auquel il appartient.

"107.000 € de moyenne" pour chaque salarié

La Seita a pourtant proposé le versement d’un mois et demi de salaire par année d’ancienneté, soit "une moyenne de 107.000 € par salarié" – avec un seuil minimal de 40.000 €. La durée du congé de reclassement a été allongée à treize mois – voire quatorze pour les plus de 45 ans –, et les conditions de départ en pré-retraite ont été "étendues", souligne la direction… Mais cela ne suffit pas pour les syndicats, qui veulent deux mois de salaire par année d’ancienneté – soit dix fois plus que l’indemnité légale de licenciement – et une indemnité minimale de 80.000 €. Ils réclament aussi le versement d’une "prime additionnelle" symbolique de 480.000 euros pour chaque salarié… correspondant aux bénéfices que chacun a rapportés à l’entreprise au cours de l’année écoulée.

"On sait que l’argent est là"

"On sait qu’on demande des choses énormes par rapport à ce qu’on peut voir dans d’autres fermetures de sites, mais on sait que l’argent est là", explique Sébastien Maugis, élu (CGT) au comité d’entreprise de l’usine de Carquefou. "Il faut savoir que chaque salarié rapporte chaque mois 40.000 € de bénéfices à la Seita… En France, il n’y a que Total pour faire mieux."

Les employés de la Seita sont donc "dégoûtés" par la fermeture de leur usine. "Au départ, on se battait pour le maintien du site, mais personne n’a répondu à Bercy", soupire le délégué du personnel. "Aujourd’hui, on se bat donc pour avoir un plan social à la hauteur des bénéfices de l’entreprise." Les négociations, qui devaient initialement se terminer ce lundi, ont été prolongées jusqu’au 30 septembre.

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