Les "Sentinelles" ne veulent rien lacher

Les "Sentinelles" ne veulent rien lacher

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SOCIETE – Une cinquantaine de "Sentinelles" se sont plantées ce vendredi midi, à Nantes, devant la préfecture, en silence, sans slogans ni banderoles, pour protester contre la politique familiale du gouvernement.

La plupart avaient déjà manifesté contre le mariage pour tous. Ce vendredi midi, une cinquantaine de "Sentinelles" se sont de nouveau plantées en silence devant la préfecture, à Nantes. Tous sont restés là pendant une heure, sans clamer le moindre slogan ni même dérouler la moindre banderole, en se tenant à plusieurs mètres les uns des autres... "On se tient à distance réglementaire pour ne pas être considérés comme manifestants : la manifestation n’est pas déclarée ", explique Patrick, un retraité du bâtiment de 60 ans.

Pour tuer le temps, certaines "Sentinelles" bouquinent un roman ou le dernier France Football… Une "expérience de protestation active et silencieuse", donc, pour inciter les passants – quelque peu interloqués – à "faire attention aux lois pernicieuses contre la famille" que préparerait le gouvernement, dans la foulée de la légalisation du mariage homosexuel.

Une "convention égalité" qui ne passe pas

Mais si tous se sont réunis ce vendredi, c’était pour dénoncer plus précisément la "convention égalité garçon-filles" signée cet après-midi par le préfet et le recteur de l’académie de Nantes au lycée professionnel Louis-Armand , à Machecoul . Tous deux devaient y rencontrer des élèves des formations "Maintenance des véhicules automobiles" – parmi lesquels deux filles en première année de bac pro – et "Métiers de la restauration", où se mêlent garçons et filles. Une ancienne élève du lycée, devenue "mécanicienne automobile" depuis dix ans, devait y témoigner de son parcours. "Les filles et les garçons, ce n’est pas pareil", estime une "Sentinelle", rencontrée devant la préfecture et remontée contre la "théorie du genre" qui serait enseignée dans les écoles . Dans les crèches de la ville de Nantes, des "ouvrages subversifs" avaient déjà fait l'objet d'une polémique avec certains parents .

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