Les Toulousains invités à compter les papillons de leurs jardins

FRANCE

ENVIRONNEMENT – Avec la création de l'Observatoire des papillons, la ville de Toulouse veut recenser ces insectes afin de mesurer les conséquences de la pollution et de l'urbanisme. Une opération à laquelle tous les Toulousains et habitants du département peuvent participer.

Un crayon, un calepin, une paire de bons yeux et une dose d'observation. Voilà de quoi devront être équipés les Toulousains dans les prochaines semaines pour participer à la mission de l'Observatoire des papillons.

Lancé lundi soir (à 18h30) au Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, le programme se fixe comme mission de recenser les papillons dans les jardins de la Ville rose. "Ce sont de bons indicateurs sensibles aux variations liées à l'urbanisme et à la pollution", explique Laurence Berasategui de la direction environnement de Toulouse métropole.

Les papillons apprécient les friches et les herbes folles

Cette dernière espère ainsi que l'on connaîtra mieux l'état de la biodiversité et de la qualité des milieux naturels. Alors que depuis 2013 une cinquantaine de personnes, dont une vingtaine d'agents des espaces verts de la mairie de Toulouse, participent déjà à ce recensement sur la Ville rose, la création de l'Observatoire va permettre d'augmenter le panel et de collecter davantage de données.

La forme, la couleur, le nombre... un maximum d'éléments sont nécessaires pour garnir la base de données. "Les premiers résultats permettent de comprendre que certaines espèces se sont adaptées à l'environnement urbain tandis que d'autres sont complètement absentes de la ville ", affirme de son côté Philippe Annoyer, entomologiste au Muséum d'histoire naturelle de Toulouse et référent de l'Observatoire.

L’animateur du réseau espère pouvoir recueillir des informations sur l'ensemble du département de la Haute-Garonne : les premiers résultats confirment également que la prolifération des friches et des herbes folles sont favorables aux papillons.

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