Les Toulousains invités à s'exprimer sur les nuisances nocturnes

Les Toulousains invités à s'exprimer sur les nuisances nocturnes
FRANCE

NOCTURNE – En organisant une vaste campagne de tractage pendant tout l’été, l’association Bien Vivre à Toulouse centre entend fédérer le plus de Toulousains possible dans la lutte contre les nuisances nocturnes.

La vie nocturne trépidante des Toulousains échauffe de plus en plus les oreilles de certains riverains d’établissements de nuit. Créée en juillet 2014 pour les fédérer et porter leurs voix jusqu’aux plus hautes instances de la ville, l’association Bien vivre à Toulouse centre entend de nouveau frapper fort. Après avoir établi une carte répertoriant les "lieux de tensions" où se multiplient "nuisances et infractions", elle a décidé cette fois d’aller à la rencontre de tous les Toulousains en organisant une vaste campagne de tractage qui démarre ce soir.

Objectif : "les sensibiliser à la dégradation de leur environnement de proximité", indique Noël Raimon, vice-président de l’association, mais également inviter ceux qui vivent ces nuisances au quotidien à "sortir de leur silence et rejoindre l’association". Celle-ci regroupe déjà plus de 200 adhérents et revendique en outre "300 soutiens", mais elle entend fédérer davantage de personnes autour de sa cause pour mieux se faire entendre.

"La ville ne contrôle absolument rien en termes de nuisances"

"Il y a des comportements qu’on ne veut plus voir que ce soit de la part des professionnels (extension sauvage des terrasses qui gêne le passage…) ou des consommateurs, qui hurlent dans les rues et transforment celles-ci en urinoir à ciel ouvert." En ce sens, l’association a déjà fait de nombreuses propositions aux représentants de la mairie qu’elle a rencontrés : fermeture de certaines terrasses, intégration des riverains dans les commissions qui statuent sur les autorisations d’ouverture ou de renouvellement d’établissements de nuit, installation de sonomètres… "A l’heure actuelle, la ville ne contrôle absolument rien en termes de nuisances", dénonce Noël Raimon.

S’il comprend "le désarroi et la colère" des membres de Bien vivre à Toulouse centre et soutient certaines de leurs revendications (comme limiter l’étalement des terrasses), Christophe Vidal, maire de la nuit et président de Toulouse nocturne, appelle de son côté à "ne pas envenimer le climat" et "ne pas trop mettre la pression sur les établissements", prônant davantage "une approche diplomatique".

"Nous sommes dans une ville à la tradition festive et celle-ci doit perdurer dans le respect de chacun", dit-il, appelant une nouvelle fois de ces vœux l’ensemble des acteurs à se retrouver et discuter autour d’une table. "Ces derniers temps, à Toulouse, il y a eu une vraie prise en considération des questions sur la vie nocturne avec notamment l’établissement d’une charte, tient-il à rappeler. Mais il est difficile de tout bouleverser à Toulouse en si peu de temps."

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