Les vautours dans le viseur des éleveurs ariégeois

Les vautours dans le viseur des éleveurs ariégeois

ENVIRONNEMENT - Plus de 2000 agriculteurs ont manifesté ce samedi à Foix (Ariège) pour dénoncer ce qu'ils appellent "l'ensauvagement" de la montagne. Outre l'ours et le loup, ils plaident désormais pour des autorisations d'abattage du vautour fauve qui, selon eux, s'en prend aux animaux vivants. Ce que réfutent les associations naturalistes.

Dans les Pyrénées, la liste des espèces indésirables aux yeux des éleveurs s'allonge. Hier, plus de 2000 agriculteurs et chasseurs se sont réunis dans les rues de Foix à l'appel des syndicats agricoles FDSEA et Jeunes agriculteurs, et de la Fédération des chausseurs de l'Ariège pour dénoncer "l'ensauvagement" de la montagne.

Dans leur collimateur, "l'expansion incontrôlée du loup", dont la présence est avérée dans l'Aude voisine, la réintroduction "à l'étude" d'une dizaine d'ours supplémentaires dans le massif pyrénéen mais aussi la prolifération du vautour fauve, espèce protégée depuis 1972.

Des tirs facilités envers les loups

Ce dernier cristallise désormais la colère des éleveurs ariégeois après que trois brebis ont été retrouvées mortes dans le même secteur au début du mois de juin. Ils dénoncent les attaques de cet oiseau charognard qui, selon eux, a "changé ses pratiques alimentaires" et s'attaque désormais "à des animaux vivants".

Samedi, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé son intention de "mieux protéger les éleveurs" en facilitant les tirs contre les loups, dont la population est désormais de 300 individus en France. Mais les éleveurs aimeraient voir la mesure étendue aux vautours. François Toulis, président de la chambre d'agriculture de l'Ariège, plaide pour une autorisation de les abattre en cas de menace sur les élevages.

"Le vautour fauve n'est pas un nouveau prédateur"

De leur côté, les associations naturalistes, telles que Férus ou Pays de l'Ours, défendent le rôle de rempart du vautour contre les épidémies et estiment qu'il "n'est pas un nouveau prédateur". Ils s'appuient en cela sur les conclusions d'une mission gouvernementale venue le 19 juin en Ariège à la rencontre des éleveurs. Éric Fouquet, inspecteur général de santé publique vétérinaire, avait rappelé les "positions scientifiques communément admises" : "Le vautour fauve n'attaque les bêtes vivantes que si elles sont en situation de faiblesse", c'est-à-dire malades ou en train de mettre bas.

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