Les VTC réclament un tarif minimum, opération escargot vers Paris

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MOBILISATION - Plusieurs syndicats et collectifs de VTC appellent l'ensemble des chauffeurs à une "grève illimitée à partir de ce samedi 17 février", premier jour des vacances d'hiver pour la zone C (Paris, Versailles, Créteil, Toulouse, Montpellier). Ils réclament la mise en œuvre d'un tarif minimum dans la profession.

Grosses perturbations en vue pour les départs en vacances ce samedi 17 février en région parisienne. Plusieurs syndicats et collectifs de VTC ont appelé l'ensemble des chauffeurs à se mettre en grève pour réclamer la mise en œuvre d'un tarif minimum  - 12 euros net la course - dans la profession, ont-ils annoncé dans un communiqué. Regroupées au sein d'une nouvelle structure appelée "l'Union des VTC", ces organisations, dont la CFDT-VTC/Loti et FO, regrettent le "silence gouvernemental" face à leur demande d'une tarification minimum.

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Pénurie de VTC à prévoir ?

Les VTC sont donc appelés "à se mettre en grève illimitée à partir du 17 février", ainsi qu'à participer à des "actions de blocages, manifestations et regroupements organisés sur l'ensemble du territoire pour montrer leur détermination à obtenir une tarification leur permettant de vivre", indique le communiqué. Ainsi, des manifestations ont cours devant les gares de Marseille et de Bordeaux, ou encore devant l'aéroport de Nice.  "Toutes les entrées de l'aéroport sont bloquées" par "une centaine" de personnes, a indiqué Mimoun Zarioh, représentant de "l'Union des VTC", à nons confrères de l'AFP. Les manifestants "laissent passer les particuliers et les taxis, mais pas les VTC", a-t-il ajouté. "On fait de la sensibilisation" autour de la tarification minimale, réclamée à l'État depuis des mois. Le dispositif devrait être maintenu jusqu'à 15h.

Par ailleurs, les voyageurs qui souhaiteraient se rendre à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle sont priés de prendre leurs précautions : les syndicats ont mis en place une action de sensibilisation aux abords de l’aéroport ainsi qu'un barrage flitrant dans le sens Roissy-Paris. En milieu de matinée, le mouvement restait faible, des représentants d'autres syndicats avaient fait le déplacement pour exprimer leurs désaccords avec la CFDT, qu'ils accusent de ne pas représenter tous les chauffeurs de VTC. Une opération escargot devrait également rejoindre Bercy puis le ministère des Transports dès la fin de la matinée, où une délégation espère être reçue. 

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Grève illimitée des TVC : échanges tendus entre des chauffeurs et la CFDT

La ministre des Transports, Élisabeth Borne, avait annoncé le 8 décembre le lancement imminent d'une "mission de réflexion sur la régulation du secteur", notamment sur "la réglementation du temps de conduite" et "la mise en place d'une tarification minimale". Mais aujourd'hui, "les VTC ne voient aucune avancée significative", souligne le communiqué. La ministre a réagi en postant sur Twitter le courrier qu'elle a adressé ce 14 février aux acteurs du secteur. Elle y annonce la création d'un comité national début mars, chargé de rendre compte des propositions pour une meilleure régulation des VTC. Elisabeth Borne indique également que "le travail avance".

Depuis le vote fin 2016 de la loi Grandguillaume,  les régles entourant l'activité des VTC ont été durcies. Jusqu'alors de nombreux chauffeurs s'enregistraient sous le statut Loti, en théorie réservée au transport collectif et bien moins contraignant. Ces chauffeurs ont eu un an pour régulariser leur situation. A ceux qui ne pourraient plus vivre de leur activité avec cette nouvelle règlementation, la ministre propose une "reconversion dans le secteur du transport routier qui connaît d’importants besoins de recrutement" et les invite à se rendre au forum Emploi Transport qui se tiendra aux Docks de Paris (Aubervilliers) le 23 février prochain. Pas sûr que cette proposition convienne à tous.

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