Levée de boucliers contre la hausse de la taxe foncière

Levée de boucliers contre la hausse de la taxe foncière

FISCALITE - Martine Aubry va faire voter en janvier une augmentation de la taxe foncière lilloise de 10,5%. Une façon, pour elle, de compenser une baisse des dotations de l'Etat. Selon l'opposition municipale, la maire de Lille aurait pu trouver des recettes ailleurs et aurait trop dépensé ces dernières années.

C'est une première depuis 2001. Martine Aubry a présenté, lundi en conseil municipal, sa décision d'augmenter la taxe foncière de 10,5 % en 2015. Au total, 27 % de foyers fiscaux propriétaires seront impactés par cette hausse, à travers une moyenne annuelle de 90 euros par ménage et 150 euros pour les commerces.

En cause pour la maire de Lille, le désengagement de l’État et de nouvelles charges pour la ville. Afin de conserver ses investissements (75 millions d'euros en 2015) et de ne pas augmenter la dette déjà importante, Martine Aubry a donc fait ce choix fiscal, qui devrait rapporter 14 millions d'euros par an. Elle assure toutefois qu'il n'y en aura plus durant son mandat.

Un "matraquage fiscal"

Une pilule qui a du mal à passer dans l'opposition. "Ce montant est plus élevé que la baisse de dotations de l’État en 2015, rappelle à metronews Jean-René Lecerf, chef de file de l'opposition UMP. Elle aura dû faire des économies sur la masse salariale ou en menant à son terme la fusion Lille-Lomme-Hellemmes. En plus de l'encadrement des loyers à Lille, ce matraquage fiscal va finir par faire fuir les propriétaires et investisseurs immobiliers."

Selon Eric Dillies, chef de file du FN lillois, cette augmentation provient des dépenses de la ville (+55 % entre 2002 et 2012), à travers notamment le "financement d’une multitude d’associations clientélistes, de barnums culturels éphémères et coûteux dont le prochain, dénommé Renaissance, coûtera entre 6 et 8 millions d’euros ou encore la multiplication des équipements inutiles, telle que la Maison du Hip-Hop, qui a coûté plus de 14 millions d’euros."

Une taxe plus basse que la moyenne des autres villes

Enfin, pour les alliés écologistes, cette "hausse modérée" était nécessaire pour conserver un bon niveau de service public. "La taxe foncière était largement plus basse que la moyenne des villes, nous indique Lise Daleux, chef de fille EELV. C'était une solution qui évite de toucher les plus démunis." Et de pointer, tout de même, "l’impact négatif" de la baisse parallèle des subventions pour les associations lilloises, prévue l'an prochain à hauteur de 3 % (800.000 euros).

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