L’hôtelier tue sa femme jalouse, rate son suicide et se retrouve aux assises

L’hôtelier tue sa femme jalouse, rate son suicide et se retrouve aux assises

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JUSTICE - Dans la nuit du 5 au 6 juin 2012, Jean Raynal tire une balle de revolver dans la tête de son épouse avant de tenter de se donner la mort. Jugé pour meurtre depuis ce lundi matin devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes, il risque la prison à vie.

Tête baissée, mine fermée, Jean Raynal, 67 ans, est accusé d’avoir tué sa femme d’une balle dans la tête le 6 juin 2012 dans leur hôtel de Nice. Un crime, passible de la réclusion criminelle à perpétuité, pour lequel il est jugé depuis ce lundi matin par la cour d’assises des Alpes-Maritimes. Face à lui, de l’autre côté de la salle, le frère de la victime, qui s’est constitué partie civile, note méticuleusement toutes les données susceptibles de manquer au dossier, déjà conséquent, qu’il a constitué. Car l’affaire est plus complexe qu’il n’y paraît.

Au cœur de ce drame conjugal, un nom revient sans cesse : Mebarka Sadouni. C’était une employée du couple Raynal lorsqu’il gérait l’hôtel Carnot, à Nice. Le couple entretenait une relation affective avec celle qui, en retour, les appelait "papa" et "maman". Jusqu’à ce que l’épouse Raynal soupçonne son mari de la tromper avec la jeune femme... Une jalousie maladive qui l’a poussée jusqu’à proférer des insultes racistes envers elle.

"Il ne supportait plus sa femme"

C’est ainsi que la veille du drame, une violente dispute éclate entre le couple et Mebarka Sadouni. Jean Raynal va jusqu’à la frapper. La jeune employée quitte alors l’hôtel, jurant de ne plus jamais y remettre les pieds. Jean Raynal cherche désespérément à la joindre par téléphone. Pour le brigadier de police qui a mené l’enquête, c’est l’élément déclencheur pour celui qui, dès lors, "ne supportait plus sa femme".

La nuit du 5 au 6 juin, Jean Raynal écrit "je me suicide, moi et maman…" Il chambre deux cartouches dans son revolver calibre 38 : la première pour sa femme et la seconde pour lui. Le second coup de feu ne part pas. Il prend alors sa voiture, au volant de laquelle il se précipite dans un ravin à Villefranche-sur-Mer… où un rocher stoppe sa chute et lui sauve la vie. Il déclarera aux secours "croire avoir mis une balle dans la tête de sa femme". Une incertitude encore palpable aujourd’hui chez celui qui affirme ne se souvenir de rien de cette nuit tragique.

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