Lille : elle veut monter dans un véhicule Uber et se fait agresser par un chauffeur de taxi

FRANCE
FAIT DIVERS – Une étudiante de 20 ans a reçu un projectile lancé par un chauffeur de taxi, dans la nuit du 10 au 11 octobre à Lille, alors qu'elle tentait de monter dans dans un VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) Uber. Auparavant, plusieurs chauffeurs avaient interdit son groupe d'amis d'entrer dans des véhicules similaires.

Une victime de tensions professionnelles qui la dépassent. Une étudiante lilloise a porté plainte après avoir reçu un objet sur la tête, dans la nuit du 10 au 11 octobre, lancé un chauffeur de taxi car elle voulait monter dans un VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) Uber.

L'arrivée de cette nouvelle concurrence  en juin dernier dans la métropole lilloise  génère des tensions avec les taxis classiques. Selon La Voix du Nord , la jeune fille de 20 ans avait pris un VTC Uber à l'aller, en partance de Roubaix vers le centre de Lille, pour seulement 10 euros, grâce à une promotion.

Des chauffeurs de taxi s'interposent

C'est en voulant repartir du quartier festif de Masséna à Lille que les choses ont dégénéré. Vers 3 h 30, l'étudiante et ses amis tentent, une première fois, d'entrer dans une voiture Uber commandée, mais des chauffeurs de taxi du quartier s'interposent et les empêchent, en dénonçant du "travail illégal".

Devant l'agressivité de ces derniers, ils abandonnent, pour mieux retenter quelques mètres plus loin avec un autre véhicule. A nouveau bloqués, ils doivent descendre de la voiture. Suivis à pieds par deux chauffeurs de taxi, ils croisent par hasard un troisième véhicule Uber.

Une plaie de six centimètres 

Ils accélèrent. Mais au moment d'y entrer, l'un des hommes lance un objet dans leur direction. Celui-ci  touchera la victime à la tête et la fera tomber. Elle finira hospitalisée avec une plaie de six centimètres au niveau du front.

Selon La Voix du Nord, l’Union nationale des taxis, qui condamne ce geste, rappelle qu'un travail avec le gouvernement est en cours pour réguler ces activités. Mis en cause par ses concurrents pour "pratiques commerciales trompeuses", Uber a été condamné, en octobre 2013, à 100 000 euros d’amende pour son application UberPOP.

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