Lille : haro sur le manque de places de stationnement

Lille : haro sur le manque de places de stationnement

STATIONNEMENT – La ville planche actuellement sur de nouvelles mesures visant à optimiser le stationnement automobile à Lille. En attendant, la grogne monte autour du manque de places et sur la supposée "guerre contre les voitures en ville". Explication.

Tandis que la mairie de Lille planche sur une "modernisation" de l'offre de stationnement, des responsables politiques et associatifs montent au créneau pour dénoncer un manque de places de parking en ville. Pour Thierry Pauchet, conseiller municipal (UDI) d’opposition, la situation s'est "détériorée" lors du précédent mandat "à cause de l'influence des écologistes".

"Il faut restaurer la gratuité du midi, proposer des places gratuites de trente minutes près des commerces avec des plots rétractables ou permettre aux résidents de se garer devant leur garage", nous indique l'élu. Selon lui, il serait aussi nécessaire de "mettre à disposition certains parkings inoccupés par les entreprises ou les particuliers", d'obliger à nouveau la "construction d'un parking par logement HLM" et de créer un "observatoire du stationnement", afin notamment de créer des emplacements supplémentaires et d'aligner les tarifs des seize parkings souterrains.

"Dégoûter les gens de la voiture"

Pour Marc Jeansou, président de l’Automobile-club Nord de France, cette pénurie est une action délibérée pour "dégoûter les gens de la voiture" : "Beaucoup d'automobilistes, notamment les étrangers, n'ont pas le choix, grince-t-il. Tout le monde ne prend pas le métro ! C'est un enjeu économique pour la ville, car les gens vont de plus en plus consommer à la périphérie de Lille. Même les parkings souterrains sont pleins le samedi".

Nouvel adjoint en charge notamment du stationnement, Jacques Richir (MoDem) prévient que la nouvelle feuille de route (qui porte notamment sur les tarifications) sera dévoilée "après l'été". En attendant, il rappelle que "les nouveaux horodateurs permettront de payer avec une carte bleue ou smartphone, au quart d'heure près".

Mais pour Julien Dubois, adjoint écologiste au patrimoine, il est surtout nécessaire de s'en prendre aux détenteurs de "voitures ventouses", qui préfèrent prendre le risque de ne pas payer : "En moyenne 60 % des automobilistes ne paient pas à Lille, observe-t-il. Il faut surtout optimiser les places existantes". Pour cela, pas de secret : il faut plus d'agents sur le terrain.
 

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