Lille : la mairie en guerre contre les terrasses qui débordent

 Lille : la mairie en guerre contre les terrasses qui débordent
FRANCE

URBANISME – Pour faire respecter sa charte des terrasses signée fin 2011, la Ville de Lille multiplie actuellement les rappels à l'ordre envers les restaurateurs et cafetiers. En effet, nombreux sont ceux qui ne respectent pas l'emplacement qui leur est attribué.

Faire en sorte que les terrasses restent dans les clous. Pour faire face aux abus de nombreux restaurateurs et cafetiers, la Ville de Lille lance des rappels à l’ordre pour faire respecter sa charte des terrasses, signée en novembre 2011.

Concrètement, plus d’un tiers des 900 terrasses ne respecteraient pas les règles d’occupation du domaine public, la limitation des horaires ou encore l’interdiction de sortir des pompes à bières. "Pour l’instant, ce ne sont que des rappels à l’ordre, mais si ça continue, nous allons passer aux amendes puis aux annulations d’autorisations", prévient Jacques Richir, adjoint à l’occupation du domaine public.

Le laxisme de mise dans certains secteurs

Selon lui, le secteur de la Grand-Place respecterait les limitations au sol, symbolisées par des revêtements cloutés devenus systématiques. En revanche, le laxisme serait de mise chez certains, du côté du secteur Masséna-Solférino, du marché de Wazemmes, de la Treille ou encore de la place Philippe-Lebon.

Président régional du syndicat des hôteliers et restaurateur UMIH, Gérard De Poorter ne nie pas ces abus et espère convaincre : "J’ai une réunion avec les restaurateurs et cafetiers adhérents la semaine prochaine à ce sujet, nous indique-t-il. Cela peut être dangereux de ne pas laisser assez de place sur les trottoirs. Par exemple, pour des mères avec leurs enfants ou des personnages âgées, qui sont obligées de marcher sur la chaussée pour passer."

Selon la charte des terrasses, un espace d’1,40 m minimum doit être laissé au piéton. Les terrasses sont par ailleurs interdites sur les trottoirs inférieurs à 2 mètres. Mais au vu des enjeux financiers, il est tentant de rogner quelques centimètres. "La rue appartient à tout le monde, rappelle Jacques Richir. Chacun doit rester à sa place."

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