Lille : la sécurité, thème incontournable pour les candidats

Lille : la sécurité, thème incontournable pour les candidats

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POLITIQUE – Plaque tournante du trafic de drogue et théâtre de faits divers sanglants, la capitale des Flandres n'échappent pas à la question de la sécurité dans cette campagne pour les élections municipales. Revue de détails.

Avec des faits divers tel que le mitraillage d'un étudiant fin janvier à Lille-Moulins ou la multiplication des trafics de drogue, la sécurité s'est glissée vers le haut des préoccupations des électeurs lillois. Résultat, les programmes des candidats pour les municipales à Lille prennent, chacun à leur manière, ce problème à bras-le-corps.

Si Martine Aubry se dit toujours hostile à la vidéoprotection dans l'espace public, la maire sortante  préfère faire pression auprès du gouvernement pour "avoir des policiers nationaux supplémentaires". Partisane d'une présence sur le terrain, elle compte créer trois nouvelles brigades (canine, sûreté nocturne et VTT) et faire appel à 25 agents de médiation et 25 policiers municipaux supplémentaires.

L'arrivée de la vidéoprotection

De son côté, Jean-René Lecerf (UMP-UDI) plaide, lui, pour une police municipale "armée" et "disponible 24h/24", dont "l'effectif sera doublé." Autres propositions : l'usage généralisé de la vidéoprotection et des travaux d’intérêt général ainsi que du rappel à l’ordre pour les mineurs. Pour sa part, la candidate EELV, Lise Daleux, se dit favorable à l'arrivée d’une "cellule de médiation sociale" pour gérer les conflits mineurs et d'une autre sur une "veille territoriale". La candidate écologiste souhaite également davantage de "police de proximité".

Très concerné par ce sujet, Éric Dillies (Front national) promet de "tripler le nombre de policiers municipaux", de les armer et de les faire participer à des "patrouilles mixtes" avec leurs collègues de la police nationale. Enfin, Hugo Vandamme (Front de gauche)  est, lui aussi, contre la vidéosurveillance, mais il réclame un retour à des effectifs plus nombreux, et l'apparition d’une "unité de tranquillité urbaine" avec à la fois des policiers municipaux, des agents propreté et des habitants.
 

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