Lille : les élus réagissent à la mort de l'enfant dans un camp de Roms

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FAIT DIVERS – Un enfant âgé entre 4 et 6 ans est mort, lundi midi, dans l'incendie d'une cabane dans un campement rom de Lille, situé entre Lille et La Madeleine. Des élus locaux ont réagi à ce drame.

Le corps sans vie d'un enfant âgé entre 4 et 6 ans a été retrouvé, ce lundi midi, par les secours qui intervenaient sur un incendie dans le camp de Roms situé du carrefour Pasteur, entre Lille et La Madeleine. Le feu a pris vers 13h30 dans une cabane en bois, où avaient l'habitude de jouer des enfants.

2 000 Roms dans la métropole 

Damien Castelain, président de la Métropole européenne de Lille (MEL), en appelle à l'Etat : "On attend un signal fort, une ligne de conduite dans un dossier qui relève clairement de sa compétence, a-t-il déclaré dans La Voix du Nord . J’aimerais également entendre l’Union européenne. La prise de conscience est urgente." Et rappeler que quelque 2 000 Roms habitent dans la métropole. "442 sont accueillis dans des terrains aménagés par la MEL et 140 personnes (26 familles) sont hébergées dans des villages d’insertion", ajoute-t-il.

De son côté, Sébastien Leprêtre, maire (LR) de La Madeleine, avait appelé à une évacuation de ce campement depuis plusieurs années : "Ça devait arriver, parce que le site était en insécurité totale. Il est juste incroyable qu’il faille la mort atroce d’un enfant pour qu’on se saisisse de la question", a-t-il déclaré, en taclant Martine Aubry "qui, par le moratoire sur les expulsions décidé en tant que présidente de la communauté urbaine, a fait un appel d’air."

Des demandes d'expulsion

En début d’année, le département du Nord avait demandé l’expulsion du camp de Roms. La décision doit être rendue ce mardi. "Plutôt que de construire des camps insalubres, mieux vaut offrir aux familles qui souhaitent s’intégrer des solutions pérennes dans toutes les communes du département", a estimé, pour sa part, Jean-René Lecerf, président (LR) du département du Nord.

"La misère extrême, qui est à l'origine de cette catastrophe, ne doit plus servir d'alibi ou d'excuse, clame Guy Fournier, président de la Fédération du Nord de la Ligue des Droits de l'Homme. Son contexte est l'absence de solutions dont sont responsables les élus de tous bords qui n'ont jamais pris la mesure de cette responsabilité. Ils se sont renvoyés la balle." Et d'appeler les élus concernés à "se mettre autour d'une table pour trouver, enfin, des solutions concrètes et dignes, pour que pareille tragédie ne se reproduise plus."

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