Lille : les milices "anti-racailles" ont repris leurs descentes dans le métro

Lille : les milices "anti-racailles" ont repris leurs descentes dans le métro

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POLEMIQUE - Alors qu'une jeune femme a été agressée dans le métro lillois sans que personne ne lui vienne en aide, le groupe d'extrême droite "Génération identitaire" a annoncé qu'il allait reprendre et amplifier "ses tournées de sécurisation".

Après l'agression d'une jeune femme dans le métro de Lille , les milices d'extrême droite ont repris leur descente dites "de sécurisation". Des tournées "anti-racailles" organisées par le groupe Génération Identitaire Flandre, une branche jeunesse du mouvement d'ultra-droite Bloc identitaire (lui-même issu du groupe Unité radicale interdit en 2002), qui regroupe quelque 300 militants actifs dans la région. 

La victime a été agressée sexuellement il y a une semaine, sans que personne ne réagisse et ne vienne à son secours, vivant pendant une demi-heure, un véritable calvaire. Son agresseur a été jugé en comparution immédiate et condamné à 18 mois de prison ferme jeudi dernier. Après ce terrible fait divers, Génération identitaire a tenu, dans un communiqué , à justifier leurs actions en dénonçant une "sordide agression" qui inflige "un sérieux démenti à tous ceux qui nous ont expliqué depuis des semaines que nos initiatives de solidarité populaire face à la racaille étaient inutiles."

"Une honte"

Ali, un militant lillois du groupe Antifasciste dénonçait dans metronews il y a quelques semaines, "une milice dangereuse. Certains proviennent de l'ancienne Maison flamande (lieu de rassemblement des identitaires à Lambersart, ndlr) et d'autres sont impliqués dans des actions violentes."  Pour Mathieu Bayart, porte-parole lillois de l'Union des étudiants communistes, "l’objectif est simple et fait froid dans le dos : faire le lien entre immigration et délinquance et chasser les racailles. Une honte !"

Malgré le tollé provoqué par leurs actions, le groupe d'extrême droite ne veut pas se laisser intimider. "Nous sommes utiles et nécessaires car il est évident qu’en la présence de nos militants, jamais une telle agression n’aurait pu se produire (...) Les prédateurs ne sont forts que de notre faiblesse. C’est pourquoi nous comptons bien continuer, et même amplifier, nos tournées de sécurisation." Affaire à suivre donc.

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