L'institut de chimie de Nice au cœur de la mission Rosetta

FRANCE

ESPACE – L'engin spatial qui va "atterrir" ce mercredi après-midi sur la comète Tchourioumov‐Guérassimenko transporte un appareil développé par des chercheurs niçois. Il va analyser la composition chimique du sous-sol et peut-être y découvrir l'origine de la vie sur Terre…

Vingt ans de recherches scientifiques pour mettre au point un instrument, dix ans de voyage dans l'espace et enfin le dénouement, à partir de ce mercredi après-midi. Le professeur Uwe Meierhenrich et son équipe de l'Institut de chimie de Nice retiennent leur souffle à l'heure ou la mission Rosetta touche à son but, la comète Tchourioumov‐Guérassimenko .

L'engin spatial a parcouru 500 millions de kilomètres avec à son bord le petit module qui doit atterrir sur la surface de la comète. Cet "atterrisseur", baptisé Philae , est équipé de neuf appareils de mesure dont l'un va analyser le sous-sol de la comète à la recherche d'éléments chimique qui pourraient expliquer l'apparition de la vie sur Terre !

C'est le professeur Uwe J. Meierhenrich et son équipe de l'Institut de Chimie de Nice qui ont participé à la mise au point cet appareil, baptisé "Cosac" (pour Cometary Sampling And Composition). Son rôle : prélever et analyser des échantillons du noyau de la comète. Le laboratoire niçois a notamment développé des "colonnes capillaires" et simulé une comète artificielle permettant d’identifier 16 acides aminés.

Lire et commenter