"L'objectif est d’atteindre 24 000 emplois dans le secteur numérique à Nantes"

"L'objectif est d’atteindre 24 000 emplois dans le secteur numérique à Nantes"

POLITIQUE – Alors que la première Digital week ouvre ce week-end et vise à faire de Nantes une plateforme internationale dans le domaine du numérique, Francky Trichet, adjoint en charge de l’Innovation et du Numérique, raconte comment il entend développer ce secteur.

Il court partout. Parle, en rafale des dizaines de projets qu’il met en place. Passionné, décontracté, emballé, Francky Trichet , chercheur à l’université et nouvel adjoint au numérique fourmille d’idées pour remplir son objectif : faire de Nantes une place forte du numérique, l’une des priorités affichées par la maire socialiste, Johanna Rolland.

La première Digital Week débute vendredi à Nantes. L’évènement rassemble des start-ups, des chercheurs, des associations… En quoi est-ce important pour la ville?
L’ambition est d’abord de mettre en valeur l’écosystème numérique local et de montrer que ce domaine mêle toutes les disciplines : le numérique, ce n’est pas que du business, c’est aussi des sciences sociales, de l’art, des questions posées sur l’avenir de la société… Une cinquantaine d’évènements, destinés aux chercheurs, aux professionnels, comme au grand public sont ainsi prévus toute la semaine. Notre but est de montrer que Nantes est bien un épicentre des cultures numériques, sur la scène internationale. Pour preuve, la Digital intelligence , première conférence internationale consacrée aux cultures Web rassemble ce week-end plus de 450 chercheurs du monde entier.

La ville de Nantes a candidaté pour être labellisée Métropole French Tech. Où en est-on ?
On a travaillé tout l’été sur notre candidature, affiné notre dossier. On est très réactifs, prêts à être évalué. La secrétaire d’Etat chargée du numérique Axelle Lemaire vient d’annoncer que les premières villes labellisées seraient annoncées mi-octobre. Il faut que nous fassions partie de l’équipe de France du numérique ! Ce label va nous aider à créer de l’emploi, ce qui est une de mes priorités : il va nous apporter une belle crédibilité, valorisera nos entreprises locales et nous permettra d’attirer des talents internationaux. Aujourd’hui, Nantes compte 1 420 entreprises et 19 200 emplois dans le secteur numérique. Mon objectif est d’atteindre voire dépasser le cap des 24 000 emplois à la fin du mandat.

Sur le terrain, comment envisagez-vous d’aider davantage les start-ups ?
On doit les accompagner. Une des méthodes va être de créer des "accélérateurs" : des lieux accueillant et accompagnant les start-ups, pour accélérer leur développement. J’en envisage entre 3 et 5 dans les années à venir.

Quelles autres priorités avez-vous ?
Très clairement, l’éducation au numérique. A Nantes, on a beaucoup focalisé jusqu’à maintenant sur l’équipement. Des écoles pilotes sont en place, mais on a peu de retour. On sait que 90% des gens ne savent pas paramétrer leur compte Facebook ! Un levier d’action rapide serait d’intervenir sur le temps du périscolaire. Je voudrais proposer un catalogue de formation pour les encadrants, parfois peu accoutumés à ces nouvelles technologies.

Autre dossier, affiché par Johanna Rolland, le dialogue citoyen…
C’est une des questions importantes : comment se servir du numérique pour accélérer le dialogue entre les citoyens, avec les élus, que chacun soit engagé dans sa cité ? Je veux explorer les pistes pour développer le concept de ville-partage : une ville où il y aurait toutes les transparences sur les prises de décision. C’est peut-être utopiste, mais je veux au moins avoir cette ambition dans le mandat. Cela passe par des choses comme l’accélération de l’opendata (libération des données), les hangouts (visioconférence) de Johanna Rolland avec les Nantais. On va continuer, on va innover partout !

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