Lyon compterait 15% de pauvres

Lyon compterait 15% de pauvres

France
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SOCIETE – Tel est le résultat d'une étude du Centre d'observation et de mesure des politiques sociales (Compas) publiée en janvier. Ce qui place la capitale des Gaules au 19ème rang par rapport aux cent plus grandes villes du pays. Décryptage.

Qu’est-ce que l'étude a mesuré ?

Le Compas a calculé le taux de pauvreté relatif à chaque grande ville française . Cela correspond au pourcentage de ménages qui, dans une commune donnée, perçoivent moins de 60 % du revenu médian national après prestations et avant impôts (soit 954 euros environ). Les personnes dont le revenu est inférieur cette somme sont considérées comme "pauvres."

Quelle est la situation générale de Lyon ?

Avec sa dix-neuvième place parmi les cent plus grandes villes de France et ses 15 % de pauvres, la capitale des Gaules se situe juste derrière Paris (14 % de pauvres) et largement devant Marseille (25 % de pauvres). "Ce n’est ni bien, ni mal, il ne faut pas raisonner comme cela, estime Louis Maurin, consultant au Compas et interrogé par metronews. S’il n’y avait pas de pauvres à Lyon, ce serait presque inquiétant (sic), puisque cela signifierait qu’ils ont tous quitté la ville ou qu’il n’y pas suffisamment de logements sociaux. Lyon n’a pas la pauvreté de Marseille et n’est pas non plus embourgeoisée comme Paris. C’est un peu l’intermédiaire entre ces deux villes."

Quels sont les arrondissements les plus pauvres ?

"Les quartiers les plus en difficultés sont situés dans le VIIIème (20 % de pauvres) ou le IXème arrondissement (21 %)", détaille Louis Maurin. Le quartier Balmont à la Duchère atteint en effet les 46 % de pauvres. Sans surprise, les arrondissements les plus aisés sont le IVème et le VIème (9 %), suivis du IIème (10 %), du Vème (11 %) et du IIIème (13 %). Le VIIème est pile dans la moyenne (15 %), tandis que le Ier se situe juste au-dessus (16 %).

Et les autres grandes villes de la région ?

Selon le Compas, Villeurbanne compte 19 % de pauvres, Saint-Etienne 22 %, Grenoble et Chambéry 18 % et enfin Vénissieux 31 %. "Mais ces données sont à prendre avec précautions. La pauvreté est un problème complexe, prévient Louis Maurin. Ce n’est donc pas la faute du maire si un taux paraît élevé, car beaucoup de paramètres lui échappent souvent."
 

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