Lyon : des sans-abri poursuivent une association d'hébergement d'urgence

Lyon : des sans-abri poursuivent une association d'hébergement d'urgence

JUSTICE – Soutenus par le Mrap, ils reprochent à Lahso de ne pas leur avoir proposé une solution de relogement à la fin de la trêve hivernale. Pour la première fois, un tribunal devra se prononcer sur ce cas. Le délibéré sera rendu ce lundi.

C'est une affaire inédite. Ce lundi, le tribunal de grande instance de Lyon doit rendre son délibéré dans un dossier hors du commun. Dix-sept sans-abri hébergés dans un village mobile situé rue Frédéric-Faÿs, à Villeurbanne, ont en effet décidé d'assigner en référé Lahso (L'Association de l'hôtel social) , car la structure, qui s'est occupée d'eux cet hiver, ne leur a pas proposé de solution de relogement à la fin du Plan froid.

Le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) du Rhône soutient et appuie la démarche des plaignants. "Les familles demandent l’application de la loi, qui stipule que 'toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée'", indique le Mrap. Avant d'enfoncer le clou en accusant Lahso d'avoir coupé l'électricité aux huit familles.

"On ne leur en veut pas"

"Un bébé de quelques mois, une femme enceinte, un homme invalide à 80%, des enfants en bas âge ont ainsi été plongés dans l’obscurité et les familles sont maintenant dans l’impossibilité de manger des repas chauds ou de conserver des aliments au frais", martèle le Mrap.

"Depuis le 31 mars, nous ne sommes plus gestionnaires du site, répond Martine Roure, présidente de Lahso. On nous demande de faire quelque chose que nous n'avons pas le droit de faire. Nous n'avons rien à voir dans le fait de couper l'électricité ou non. Nous n'avons pas coupé l'eau non plus. Je ne comprends pas ces attaques. Si nous sommes condamnés à poursuivre l'accompagnement des sans-abri, cela ne nous dérangera pas, car c'est notre vocation, même si nous ne sommes pas très contents qu'ils nous aient assignés en justice. Mais l'Etat devra prendre sa part, car nous n'avons actuellement plus l'argent ni le personnel pour les encadrer. On n'en veut pas à ces personnes, car elles ont été manipulées et le Mrap les a poussées à nous attaquer."

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