Lyon : l'opération "anti-racailles" sème le trouble dans le métro

Lyon : l'opération "anti-racailles" sème le trouble dans le métro

POLEMIQUE – Ce lundi soir dans le cadre de sa campagne "Génération anti-racailles", le mouvement d'extrême droite Génération Identitaires a mené une "opération de sécurisation" du métro. Mais la police est intervenue avant que les choses dégénèrent.

Vestes jaunes sur le dos, ils patrouillent dans les transports en commun. Ce lundi soir à Lyon, une douzaine de membres de Génération Identitaire , mouvement politique proche de l'extrême droite, a effectué, dans le cadre de sa campagne "Génération anti-racailles", une "opération de sécurisation" dans le métro.

"Nous ne remplaçons pas la police, mais c'est notre façon de dénoncer le manque de moyens humains dans les transports en commun. Si une agression se produit, nous pouvons nous comporter comme des citoyens solidaires. C'est notre devoir de citoyens vigilants", explique Damien Rieu, le porte-parole de Génération Identitaire Lyon. Sauf que ce genre d'initiative improvisée n'est évidemment pas du goût de tout le monde, et la tension est quelque peu montée sur la ligne D lundi soir. Des usagers ont d'abord interpellé verbalement les identitaires entre les stations Bellecour et Guillotière.

"Il y a des limites à ne pas franchir"

A Guillotière, ce sont des militants d'extrême gauche qui ont scandé "milices fascistes, hors du métro !" La rame a dû être immobilisée plusieurs minutes, la police s'assurant que la situation ne dégénère pas. Les forces de l'ordre ont finalement fait descendre les "anti-racailles" à la station Saxe-Gambetta avant de procéder à des fouilles et à des relevés d'identité. "La sécurité sur la voie publique est de la compétence de l'Etat. Ce genre d'opération de sécurité sans cadre juridique et faite par ce qui s'apparente à une milice n'est pas acceptable, réagit Christophe Merlin, commissaire divisionnaire à la DDSP du Rhône. Nous leur avons fait savoir qu'il y a des limites à ne pas franchir. Cette fois ils n'étaient pas armés, mais parfois ils ont des bombes lacrymogènes ou des couteaux."

Même son de cloche du côté des TCL . "Les transports publics doivent rester un espace apolitique. On ne peut pas se permettre ce genre de débordement", souligne Patrick Aujogue directeur de la sécurité chez Keolis , l'exploitant du réseau. Lequel rappelle que "toutes les statistiques montrent que les transports en commun lyonnais sont parmi les plus sûrs de France."
 

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