Macarel lance une souscription pour emménager dans la Ville rose

Macarel lance une souscription pour emménager dans la Ville rose

France
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COMMERCE – Après le succès du magasin ouvert en novembre et décembre dernier, les responsables de la société Macarel ont décidé de poursuivre l'aventure dans la Ville rose. Pour acheter le droit au bail, ils souhaitent emprunter 150000 euros aux sympathisants et militants occitans.

Macarel veut s'installer durablement à Toulouse. Après avoir ouvert une boutique éphémère rue du Taur durant les fêtes de Noël, les responsables de l'entreprise, basée à Montpellier, qui commercialise des produits occitans, souhaitent pérenniser l'enseigne dans la Ville rose.

"Cela a été une expérience concluante : en deux mois, on a fait l'équivalent du chiffre d'affaires de six mois d'activité à Montpellier", se félicite Danis Cantournet, fondateur et gérant de la marque. Coques d'iPhone, drapeaux, Tee-shirt, mugs ou pins frappés de la croix occitane se sont vendus comme des petits pains.

27000 euros en 24 heures

Pour couvrir les frais du droit au bail, 150000 euros sont nécessaires d'ici le 6 février. "Si possible en évitant d'emprunter aux banques", glisse en souriant Danis Cantournet. Depuis la diffusion de l'appel par courrier électronique il y a quelques jours, la société Macarel a collecté en 24 heures 27000 euros de la part de 19 prêteurs.

"Les sommes versées en moyenne vont de 100 à 10000 euros", ajoute encore le gérant occitan qui se veut réaliste sur l'opération. "Si on n'arrive pas à rassembler la somme d'ici le 6 février, cela signifie que le militantisme mis en place depuis onze ans ne sert à rien !"

Après le nom des rues en occitan, le magasin

Franck, 35 ans, habitant d'Aurillac, n'a pas réfléchi longtemps avant de sortir 2000 euros de son portefeuille. "Je l'ai fait avant tout par amitié, je préfère que cette somme serve à quelque chose plutôt qu'elle dorme sur un livret A", explique cet employé de bureau qui se définit plus comme un sympathisant qu'un militant de la cause occitane.

Parlant l'occitan depuis sa plus tendre enfance, il a scolarisé ses deux enfants dans une "calendreta", il valide la démarche de l'entreprise de Danis Cantournet de s'implanter dans la Ville rose.

"Il y a déjà le nom des rues en occitan, il ne manque plus que le magasin", explique-t-il. Comme tous les autres prêteurs, Franck devrait récupérer la somme prêtée (avec 2,5% d'intérêts) d'ici sept ans.  

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