Malgré la violence des affrontements, Nantes a bien limité la casse

Malgré la violence des affrontements, Nantes a bien limité la casse

MANIFESTATION – Onze des vingt-et-une personnes interpellées samedi en marge de la manifestation en mémoire de Rémi Fraisse ont été remises en liberté ce dimanche, avec une suite judiciaire. Les dix autres sont toujours en garde à vue.

Comme si de rien n’était. Ce dimanche matin, Nantes ne portait pratiquement plus aucune trace des violents affrontements qui ont eu lieu la veille , sur le cours des Cinquante-Otages, après la nouvelle manifestation "en hommage à Rémi Fraisse". "Environ 200 jeunes gens très déterminés" – sur les 600 manifestants dénombrés par la préfecture – étaient en effet venus "chercher l'affrontement avec les forces de police", selon le préfet Henri-Michel Comet. Des canettes en verre et divers projectiles ont ainsi été jetés sur les CRS et gendarmes mobiles, qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogène. Trois "blessés légers" sont à déplorer chez les forces de l’ordre, dont un par le jet d’une bouteille "remplie d’acide" affirme le préfet – un point contesté par certains manifestants.

Peu de dégâts sur les commerces

Du côté de ces derniers, "trois blessés légers ont été pris en charge au CHU", rapporte toujours la préfecture. L’un d’eux a eu "le nez arraché par un tir de flash-ball", selon un manifestant qui a posté sa photo sur les réseaux sociaux . Une jeune fille de 21 ans a également été blessée aux jambes par une "grenade de désencerclement" qui a éclaté à ses pieds, rue de Strasbourg, au début du rassemblement. Il y a eu en revanche relativement peu de dégâts sur les commerces et le mobilier urbain, à la différence de la première manifestation de lundi dernier . "Le dispositif a bien fonctionné : les casseurs n’ont jamais pu entrer dans les deux quartiers commerçants de part et d’autre du cours des Cinquante-Otages", analyse-t-on à la préfecture.

Sur les vingt-et-un manifestants interpellés samedi pour "port d’arme prohibé" ou jet de projectiles sur les forces de l’ordre, tous avaient été remis en liberté ce dimanche avec une suite judiciaire (rappel à la loi, convocation ultérieure au tribunal…).

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