Manifestation anti-aéroport : les commerces paient les pots cassés

Manifestation anti-aéroport : les commerces paient les pots cassés

DirectLCI
ECONOMIE – D’après une enquête réalisée par la CCI Nantes Saint-Nazaire, 8 commerçants sur 10 estiment que leur activité a été perturbée par la manifestation anti Notre-Dame-des-Landes du 22 février.

Moins de monde dans le centre et des dégâts. C’est le résultat d’une enquête menée par la CCI depuis le 26 février auprès de 257 commerçants, après la manifestation anti-Notre-Dame-des-Landes du 22 février . Selon cette dernière, "l’impact de la manifestation est très clairement négatif". Huit commerçants sur 10 estiment que leur activité a été perturbée par la manifestation.

Moins de passage
Le mouvement a d’abord entraîné "une très nette baisse de la fréquentation", par rapport à un samedi ordinaire. Cet effet est ressenti par 88 % des gérants. 46 % d’entre eux jugent d’ailleurs cette baisse supérieure à 40 %. Le rassemblement aurait en fait eu un effet "repoussoir" pour certains clients habituels : de nombreux messages d’alertes avaient été diffusés la veille, notamment sur les panneaux d’informations lumineux de la Ville de Nantes, alertant sur les conditions de circulations difficiles à prévoir le lendemain. La manifestation a par contre fait venir une "population non présente habituellement", note la CCI, qui a bénéficié à "quelques" bars et boulangeries.

Moins de chiffre d’affaires
Conséquence directe : 70% des commerçants sont impactés sur leur chiffre d’affaires. 44 % d’entre eux jugent cette baisse supérieure à 40 %. Un tiers enregistre d’ailleurs une perte nette, ayant anticipé en fermant leur boutique. Les plus touchés sont les établissements des rues où s’est déroulée la manifestation, par rapport à l’hyper centre.

Dégradations
A la suite des violences qui ont entaché la manifestation, 37 entreprises ont subi des dégradations . Elles consistent en grande majorité en bris de vitrines, projections de peintures ou tags sur leurs façades. Mais pour certaines comme les deux agences de voyage Fram et Nouvelles Frontières, les dégâts sont bien plus graves : commerce intégralement détruit, ou inondation de la cave suite à la dégradation d’une borne incendie. Une cellule d’assistance et de conseils a été mise en place. Pour la CCI, "les scènes de violence observées justifient totalement la position de la Préfecture de Loire-Atlantique d’interdire l’hyper centre de Nantes aux manifestants".
 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter